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Voiture électrique : que deviennent les batteries en fin de vie ?

Recyclage ou seconde vie.

La France est en train de mettre en place une filière de recyclage des batteries.

Paru le 28 septembre 2021

Ecrit par Déborah

Elles sont 220 000 à rouler en France. Mais le nombre de véhicules électriques et hybrides en circulation augmente à une vitesse phénoménale. On estime qu’en 2027, 50 000 tonnes de batteries seront à recycler.  Et certaines estimations vont bien au-delà. Mais où en est le recyclage de ces composants en France ?

Recyclage des batteries : que dit la loi ?

Une filière de recyclage existe bel et bien en France. Une directive européenne de 2006 impose un rendement de recyclage de 50 % de la masse des batteries.

Cette réglementation est néanmoins en cours de révision. Une nouvelle proposition de règlement a été présentée fin 2020, concernant toutes les étapes du cycle de vie. Ce projet propose aussi de rendre disponible les informations du système de gestion de la batterie (battery management system). Cela permet d’évaluer l’état d’usure des batteries et de déterminer si elles peuvent être réutilisées dans une seconde vie.

Où en est-on vraiment ?

Ce sont les fabricants automobiles qui ont la responsabilité de gérer leur propres batteries en fin de vie. Ils font pour cela appel  à des recycleurs. Actuellement, il n’existe pas en France d’éco-organisme agréé dans ce domaine. Deux industriels s’occupent de la quasi totalité du recyclage et du traitement des batteries lithium-ion en France : la SNAM (Société nouvelle d’affinage des métaux) et Euro Dieuze (du groupe Véolia-Sarpi). Leur capacité de traitement dépasse aujourd’hui le nombre de batteries en fin de vie. Et ils atteignent largement le rendement fixé à 50 % de la masse. En réalité, leurs rendements se situent plutôt entre 60 et 70%. Le constructeur Renault affirme par exemple valoriser plus de 85 % du cobalt de ses batteries électriques.

Par ailleurs, plusieurs projets ambitieux de recyclage en boucle fermée des batteries sont en préparation en France.

La seconde vie : une alternative possible

A l’issue de sa première vie, au bout d’une dizaine d’années, une batterie dispose encore de 80% de sa capacité de charge initiale. C’est encore rare mais un travail important de recherche est donc effectué sur la seconde vie des batteries. Elles peuvent par exemple être remanufacturées pour être utilisées comme moyen stationnaire de stockage d’électricité. Il s’agit, par exemple, d’intégrer l’une de ces batteries à une installation solaire pour stocker l’énergie.

L’Airbus de la batterie va-t-il améliorer la donne ?

Si les batteries sont aujourd’hui en très très grande majorité fabriquées en Asie, l’Europe a la volonté de se positionner sur le marché. Plusieurs pays de l’Union européenne se sont récemment associés en ce sens, via deux projets appelés l’Airbus de la batterie. L’objectif : les fabriquer en Europe, de façon plus propre, en prenant en compte leur impact de la production des cellules jusqu’au recyclage. Une telle démarche devrait donc, à terme, améliorer le recyclage des batteries.

Avis sur : Voiture électrique : que deviennent les batteries en fin de vie ?

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Les commentaires :

@ Mireille Bastien. Bonjour, nous vous remercions pour votre message. Pour diminuer la pollution liée aux transports, il y a bien entendu plusieurs pistes. Les transports en commun en sont une à privilégier tout comme le vélo et le co-voiturage. Mais on ne peut pas toujours se passer de voiture individuelle et dans ce cas-là, la voiture électrique peut être une bonne solution. Sous réserve que l’électricité qui l’alimente soit décarbonnée (c’est le cas en France) et qu’une filière de fabrication et de recyclage des batteries se mettent en place en France et/ou Europe.

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