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Et si on imaginait Paris sans voiture

Moins de pollution, moins de bruit, moins d'embouteillages ?

Et si on imaginait Paris sans voiture

Paru le 22 décembre 2015, modifié le 9 janvier 2018

Ecrit par Mon Quotidien Autrement

Imaginez les rues de Paris pleines de piétons, de trams, de bus, de vélos, de trottinettes, de rollers… mais sans une seule voiture. Nous n’y sommes pas encore. Loin de là. Un seul et unique jour sans voiture à Paris, c’est déjà un exploit. Une « prouesse » qui a été réalisée le 27 septembre dernier, pour la « Journée sans voiture ». Et rien qu’en une petite journée (de 10 à 18 heures), les résultats ont été plus qu’encourageants : le niveau sonore a été divisé par deux et celui de dioxyde de carbone a baissé entre 20 % et 40 %, selon les endroits dans Paris.

Les Parisiens boudent déjà la voiture

Alors peut-on se prendre à rêver d’une Ville Lumière sans pot d’échappement ? Pourquoi pas ? Les Parisiens sont de moins en moins nombreux (40 %) à posséder une bagnole. C’est d’autant plus vrai pour les plus jeunes. En Île-de-France, seuls 22 % des 18-20 ans ont le permis. «  « Tu sais conduire ? T’as grandi à Rouen, toi…  » La «  vanne » court les amphis d’université. Qui a le papier rose n’est pas parisien », raconte même M le magazine du Monde.

Si on y réfléchit, nos quatre-roues passent environ 95 % de leur temps à l’arrêt, sont sous-occupées (1,2 passager en moyenne par trajet) et engloutissent 20 % du budget familial. Pourquoi ne pas s’en passer…

Paris sans voiture, une vieille histoire

Vous avez dit impossible? Ce n’est pourtant pas l’avis de la Commission européenne. Du moins, selon un rapport publié en 1992, qui, c’est vrai, a été un peu oublié (enterré?) depuis. Pollution, gaz, bruit, étalement des villes, essaimage des quartiers dans des zones éloignées, création de cités-dortoirs et de leurs tensions sociales : le document mettait tout ça (en partie) sur le dos des voitures et de leur utilisation abusive.

Ce rapport affirmait aussi qu’une ville sans automobile coûterait entre 2 et 5 fois moins cher, même si la « démotorisation » ne se ferait pas sans mal. Cette transition supposerait des investissements massifs dans les transports collectifs, mais aussi dans l’urbanisme et l’aménagement du territoire.

Passer de quatre à deux roues

D’ici à l’été 2016, Paris va rendre piéton une partie de la rive droite de la Seine. Si les véhicules étaient interdits dans d’autres secteurs de la ville, la marche, qui représente déjà 40 % des déplacements des Parisiens, pourrait se développer plus encore. Tout bénef quand on sait que l’OMS indique que 10 000 pas par jour (soit environ 1h40 de marche) permettrait de gagner 10 ans d’espérance de vie.

Mais c’est surtout le vélo qui remplacerait bien des voitures dans un hypothétique Paris libéré de toute voiture. Des cantines ambulantes circuleraient dans les rues, plutôt que des food trucks, des cargo-vélo se chargeraient des livraisons (on peut facilement transporter jusqu’à 300 kilogrammes avec ces vélos à deux ou trois roues et 25% des marchandises et 50% des marchandises légères pourraient être transportées à vélo en ville) à la place des camions. Les portes de Paris, qui sont abonnées aux embouteillages, seraient aménagées pour la circulation d’autres moyens de transports (à quand un bouchon de vélos Porte des Lilas?)

Au final, comme le dit très bien Julien Demade, chercheur au CNRS et auteur de Les embarras de Paris ou l’illusion techniciste de la politique parisienne des déplacements, « l’aménagement principal qu’il faut réaliser [pour améliorer les déplacements dans la capitale] il est d’abord dans nos têtes » !

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