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Après le burn-out, le brown-out

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brown-out

Paru le 1 mai 2018, modifié le 2 avril 2023

Ecrit par Elsa de Mon Quotidien Autrement

Vous sortez du travail, et sur le trajet jusqu’à chez vous, une question vous taraude : que diable ai-je fait de ma journée ? Vous tombez sur un vieil ami, qui vous demande « tu fais quoi dans la vie ? », et vous voilà pris d’un léger bégaiement.

Un travail qui occupe, certes, mais qui n’a pas de sens, dont on ne comprend guère l’utilité. Cette perte de sens dans le travail a un nom : le brown-out.

On connaissait le burn-out, épuisement physique et psychique lié au travail, et même le bore-out, ennui mortel au travail : deux formes de souffrance au travail synonymes de détresse et de mal-être, voire de dépression.

Le brown-out, lui, est encore peu connu. Et pas encore tout à fait accepté : les personnes touchées n’ont ni trop de choses à faire, ni trop peu. Simplement, des choses sans intérêt. Absurdes.

Ce syndrome se définit par « un malaise du salarié lié à une incompréhension de plus en plus profonde de son travail et au sentiment que son job ne sert à rien », explique la psychologue Amélia Lobbé, interrogée par Femme Actuelle.

« Jobs à la con »

En 2013, une tribune avait fait son petit effet : David Graeber, un anthropologue américain, y parlait de l’avènement des « bullshits jobs », ou « jobs à la con ». Selon lui, les progrès tech étaient les premiers responsables : plutôt que d’être synonymes d’un surplus de temps libre pour tout le monde, ils ont conduit à la multiplication d’inutiles tâcherons dans le secteur de l’économie tertiaire.

Trois ans plus tard, les enseignants et chercheurs britannique et suédois André Spicer et Mats Alvesson en remettent une couche avec un livre intitulé « The Stupidity paradox » ou le paradoxe de la stupidité. « Notre thèse dans ce livre est que de nombreuses entreprises sont prises dans le ‘paradoxe de la stupidité’ : elles emploient des personnes intelligentes qui se retrouvent à faire des choses stupides. » Non seulement cela ne dérangerait personne, mais en plus ce serait applaudi. Avec des résultats positifs sur le court terme, mais, estiment les chercheurs, catastrophiques au long cours.

Pour le Dr. François Baumann, spécialiste des maladies professionnelles, interrogé par le magazine Capital, la souffrance au travail vécue par ces cadres s’installerait surtout à cause de problèmes éthiques :
« Ces deux enseignants ont baptisé d’un terme, promis à un bel avenir, une situation que bien des cadres ressentent : celle d’avoir à effectuer des tâches en contradiction avec leur éthique personnelle. C’est le manager qui doit mettre la pression sur son équipe pour atteindre ses propres objectifs, sans lui donner les moyens de réussir. C’est le commercial qui doit vendre des produits fabriqués dans des conditions très médiocres et dont la qualité laisse à désirer ».

« Jobs à la con », «  paradoxe de la stupidité »… Voilà des constats plutôt déprimants qui servent surtout à s’interroger sur notre rapport au travail. Saine occupation !

Selon la Sélection du Reader’s digest, voici quelques signes qui peuvent vous alerter :

1. Vous travaillez de longues heures, mais sans aucun intérêt

2. Vous avez l’impression que vous ne finirez jamais vos tâches

3. Vous ne savez plus quelle direction prend votre carrière?

4. Vous n’avez plus envie de contribuer aux réunions

5. Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas rentrer au travail

6. Vous avez perdu de l’intérêt pour votre vie de famille et sociale

7. Vous consultez vos courriels matin et soir et même pendant vos congés

8. Physiquement, vous ne vous sentez plus en forme

9. Vous n’avez plus le sens de l’humour

10. Vous vous demandez constamment si votre patron aime votre travail

crédit photo : Frédéric Bisson

Avis sur : Après le burn-out, le brown-out

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Les commentaires :

le brown-out est évitable : la satisfaction au travail est fonction de nombreux facteurs sur lesquels la gestion des ressources humaines peut agir : La multitude d’expérimentations et de pratiques empiriques en entreprise, s’accordent pour conclure que la satisfaction au travail est basée sur toute une série de conditions de travail favorables : http://www.officiel-prevention.com/formation/formation-continue-a-la-securite/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=139&dossid=464

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