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Effondrement : comment des super-riches s’y préparent

Échapper au pire dans un bunker.

Les super-riches se préparent à l'effondrement en construisant des bunkers © James Vaughan - CC BY-NC-SA 2.0

Paru le 10 avril 2023, modifié le 17 avril 2023

Ecrit par Mathilde de Mon Quotidien Autrement

Souvent sous-terrains, surtout ultra-sécurisés, on voit fleurir les exemples de bunkers construits pour des super-riches qui se préparent à l’effondrement.

Dès 2017, le sociologue et anthropologue français Bruno Latour expliquait dans une interview à L’Obs comment « les super-riches abandonnent le monde ». « À la fin des années 1970 ou au début des années 1980, les membres les plus astucieux des classes dominantes ont compris que la globalisation n’était pas soutenable écologiquement. Mais, au lieu de changer de modèle économique, ils ont décidé de renoncer à l’idée d’un monde commun ».

Des super-riches font sécession

Alors, plutôt que de chercher à résorber les causes de ce problème, beaucoup d’ultra-riches se préparent en imaginant des façons de faire sécession. L’écrivain américain et spécialiste des nouvelles technologies Douglas Rushkoff raconte cela dans son livre-enquête, La Survie des plus riches (éditions Scribe, pas encore traduit en français), paru en septembre 2022. Dans cet ouvrage, il décrit comment des millionnaires l’ont invité à un événement privé pour lui demander s’il valait mieux installer leur bunker en Nouvelle-Zélande ou en Alaska.

Depuis, l’appétit a d’ailleurs été si grand que le gouvernement néo-zélandais a adopté en juin 2018 une loi interdisant aux étrangers ne possédant pas de titre de séjour d’acheter des biens immobiliers. Les ultra-riches ont toutefois trouvé une parade en obtenant des titres de séjour contre d’importants investissements dans l’économie locale.

Douglas Rushkoff explique aussi à quel point ces projets sont individualistes. L’ancien président de la Chambre de commerce américaine en Lettonie, J. C. Cole, fondateur de Safe Haven, des « fermes refuges » autonomes pour millionnaires, n’a ainsi « réussi à convaincre personne d’investir dans ses fermes », décrit l’auteur. Tout simplement parce que « les projets qui attirent le plus d’attention et d’argent [dans ce secteur] sont ceux qui n’ont aucun élément coopératif et qui consistent, au contraire, à faire cavalier seul », écrit encore l’écrivain américain.

Demande de bunkers en hausse

La demande de bunkers personnels, sécurisés et autonomes est donc en pleine croissance. Au micro de France Inter, Mathieu Séranne, ancien juriste d’affaires français, explique ce que viennent chercher les clients de sa nouvelle entreprise Artemis Protection. « Les clients sont confidentiels, ce sont des personnes avec d’énormes portefeuilles. Notamment dans le Moyen-Orient où l’on est monté à des devis à plus de 8 ou 9 millions d’euros. La dernière demande que l’on a eue est pour un abri de 200 m² pour 40 personnes. On est sur des abris qui peuvent accueillir des véhicules, des salles de sport, parce qu’ils envisagent quelque chose à long terme. » Depuis la guerre en Ukraine, il reçoit plus de 50 demandes par jour pour de nouvelles constructions.

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Les commentaires :

Ils sont fous ! Les expériences menées pour des missions spatiales longues ont toutes plus ou moins échouées ; des gens ultra-sélectionnés, très civilisés et hautement instruits n’ont pas été capable de vivre très longtemps ensemble dans un espace restreint coupé du reste du monde. C’est normal. Alors des ultra-riches, égoïstes par nature et pas très malins, vont très vite s’entre-tuer.

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