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Quand le fabricant prévoit la mort de son produit.

Quelque temps et puis s'en va

Quand le fabricant prévoit la mort de son produit.

Paru le 21 mai 2013, modifié le 9 janvier 2018

Ecrit par Mon Quotidien Autrement

Une grande question se pose. Plus primordiale que vous ne l’imaginez. Comment se fait-il, dans notre ère de si grande sophistication technologique, que les collants se filent aussi vite ? Quiconque en a déjà porté s’est fait cette réflexion. La réponse tient en deux mots : l’obsolescence programmée. Ou désuétude planifiée. Qui se justifie dans ce cas précis par l’arrivée des bas en nylon dans les années 40. Difficilement filables, ils avaient cassé le marché.

Il n’y a rien de complotiste là-dedans : le Centre européen de la consommation vient même de publier une étude intitulée:  l’obsolescence programmée, dérive de la société de consommation. Une étude réalisée avec Lydie Tollemer, une juriste, qui a écrit un mémoire sur le sujet. L’Ademe, elle, définit précisément le terme : « la notion d’obsolescence programmée dénonce un stratagème par lequel un bien verrait sa durée normative sciemment réduite dès sa conception, limitant ainsi sa durée d’usage pour des raisons de modèle économique. »

Une pièce tombe en panne, et le produit est bon à jeter !

Selon les Amis de la terre, la durée de vie moyenne des appareils électroménagers courants serait aujourd’hui en moyenne de 6 à 8/9 ans alors qu’auparavant, elle était de 10 à 12 ans. Car une fois la période des Trente Glorieuses passée, une fois les ménages équipés en électroménager, et une fois le pouvoir d’achat sérieusement ébranlé par les chocs pétroliers successifs, il a bien fallu pousser les Français à consommer, nous explique la juriste du Centre européen de la consommation. Acheter ce que l’on possède déjà ? La réponse à ce problème a été rapidement résolue par les industriels : il suffit de réduire la durée de vie des produits.

Il existe plusieurs types d’obsolescence programmée. De ces collants fragiles à cet Iphone 3 au look ringard (on parle d’obsolescence esthétique) en passant par des produits indémontables. Mais l’ »obsolescence par défaut fonctionnel » est la plus courante : si une pièce tombe en panne, plus rien ne fonctionne. Cela touche donc surtout les téléviseurs, les téléphones portables, les machines à laver ou encore les ordinateurs.

Le cas typique est celui des imprimantes. Ce sont elles qui vous signalent qu’il faut changer la cartouche d’encre, alors qu’il est tout à fait possible d’imprimer encore plusieurs dizaines de feuilles. « C’est donc l’imprimante qui rend obsolète les cartouches d’encre avant qu’elles ne le soient réellement », lit-on dans le rapport. Quand ce n’est pas une puce qui fait le compte du nombre d’impressions et bloque l’imprimante une fois ce chiffre atteint. L’exemple des téléphones portables est également criant : une fois la batterie morte, c’est tout l’appareil qui est bon à jeter. Et quand cette dernière peut se désolidariser du corps de l’appareil, il est souvent difficile d’en trouver une nouvelle. Même problème pour les chargeurs : introuvables, surtout si votre portable est vieux.

Le plastique a remplacé l’inox

Quant aux machines à laver, elles seraient programmées pour durer 2000 à 2500 cycles de lavage selon le rapport. La majorité sont dotées de cuves en plastique qui remplacent celles en inox. Une pièce de monnaie dans la cuve, et elle se casse. Elles peuvent même se déformer sous l’effet de la chaleur. Ce qui n’arrivait pas du temps de l’inox. Lydie Tollemer, reprise par l’étude du Centre Européen de la consommation, va plus loin : « Désormais les roulements à billes, qui s’usent très vite et qui sont des pièces vitales au fonctionnement de la machine à laver, sont directement moulés dans la cuve en plastique. Ainsi, si les roulements à billes ne fonctionnent plus, il faut changer la cuve en entier et de même, si la cuve en plastique, moins résistante que celle en inox, casse, il faut également remplacer les roulements à billes. Le but reste le même : empêcher la réparation pour forcer le consommateur à jeter le bien en panne et en racheter un nouveau. »

Au delà de pousser à la consommation, l’obsolescence programmée a des conséquences écologiques importantes tant d’un point de vue ressource, énergie et production de déchets.

Le sujet  a même été débattu au Sénat le 23 avril dernier, à l’initiative du président du groupe écologiste Jean-Vincent Placé, auteur d’une proposition de loi sur le sujet. La proposition envisage d’augmenter les durées de garantie de deux à cinq ans d’ici 2016 et de considérer l’obsolescence programmée comme un délit passible de deux ans de prison et d’une amende de 37500 €  (voir l’article d’Alternatives Economiques d’Avril 2013).

Si vous souhaitez en savoir plus, on vous conseille vivement le reportage Prêt à jeter – The Light Bulb Conspiracy – réalisé par Cosima Dannoritzer et diffusé sur Arte en 2010. 

 

 

 

 

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