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Écologie : les bonnes nouvelles et les mauvaises de l’année 2022

Des projets écocides annulés, des animaux protégés, de la formation aux enjeux écologiques...

Bonne nouvelle : le grand tétras est hors de danger pour cinq ans © Musicaline - Wikimedia Commons

Paru le 19 décembre 2022

Ecrit par Mathilde de Mon Quotidien Autrement

Il y a des bonnes nouvelles à célébrer sur le plan de l’écologie en 2022, mais aussi plusieurs mauvaises nouvelles à digérer. On fait le bilan, calmement, sur Mon Quotidien Autrement.

Bonnes nouvelles

Pas de Val Tolosa. En mai, la cour administrative d’appel de Toulouse a confirmé l’annulation du dernier permis de construire du méga centre commercial Val Tolosa en Haute-Garonne. Le projet devait s’étaler sur plus de 100 000 m² – dont 44 hectares de terres agricoles – pour accueillir jusqu’à 160 magasins, des entrepôts logistiques et un lac artificiel.

Z Event écolo. L’événement caritatif de streaming de jeux vidéos Z Event a décidé cette année de récolter des fonds pour quatre associations écologistes : la Ligue de protection des oiseaux (LPO), le Fonds mondial pour la nature (WWF), Sea Shepherd et The Sea Cleaners. Au total, 10 millions d’euros ont été collectés en septembre.

Chalutage en eaux profondes. En septembre, l’Union européenne a interdit le chalutage en eaux profondes d’une partie de l’Atlantique à tous les engins de pêche entrant en contact avec les fonds marins au-delà de 400 mètres, afin de protéger les écosystèmes marins vulnérables. Cela représente 16 000 km² et 1,16 % des eaux communautaires dans l’Atlantique du Nord-Est.

Interdiction de la chasse au grand tétras. Le grand tétras est le plus gros oiseau terrestre sauvage d’Europe. Depuis le mois de septembre, il est interdit pour une durée de cinq ans de le chasser sur l’ensemble du territoire métropolitain, trois mois après l’injonction du Conseil d’État d’en finir avec cette pratique, qui mettait cette espèce menacée en péril. « Dans les Pyrénées, les populations de grands tétras ont été divisées par cinq depuis les années 1960 », a confié à 20 Minutes Dominique Py, membre de France Nature Environnement, qui porte cette bataille depuis plus d’une dizaine d’années.

Fonction publique. Le 10 octobre, le ministre de la fonction publique, Stanislas Guérini, a annoncé le lancement d’un plan de formation de plus de 40 000 cadres de la fonction publique aux enjeux de la crise écologique. L’objectif est de leur permettre d’être au clair sur les trois crises écologiques en cours : réchauffement climatique, perte de biodiversité et épuisement des ressources naturelles.

Retenue collinaire. Le 26 octobre, le tribunal administratif de Grenoble, en Isère, a suspendu le projet de construction d’une retenue collinaire (ouvrage de stockage d’eau) visant principalement à fournir de la neige artificielle à la station de ski de la Clusaz, en Haute-Savoie. Le projet était largement décrié pour son impact environnemental. Le territoire de la Clusaz possède déjà quatre retenues d’eau de ce type.

Pertes et dommages. Fin novembre, à l’issue de la 27ème conférence des Nations unies (COP27) sur le climat à Charm el-Cheikh (Égypte), les pays en développement ont obtenu la mise en place d’un mécanisme de compensation pour les « pertes et dommages ». Un fonds devra voir le jour en 2023 afin de compenser les dégâts subis par les pays les plus vulnérables au changement climatique. Les détails du mécanisme financier restent toutefois à élaborer l’an prochain à la COP 28, à Dubaï.

Traité sur la Charte de l’énergie. Emmanuel Macron a annoncé le 21 octobre  la sortie de la France du traité sur la Charte de l’énergie (TCE). Cette annonce fait suite à un rapport du Haut conseil sur le climat, un organisme indépendant placé auprès du Premier ministre, qui a estimé que « le TCE, y compris dans une forme modernisée, n’est pas compatible avec le rythme de décarbonation du secteur de l’énergie et l’intensité des efforts de réduction d’émissions nécessaires pour le secteur à l’horizon 2030 ». Le TCE est un accord international signé en 1994 visant à assurer la sécurité énergétique grâce à des marchés plus ouverts et concurrentiels. Il était régulièrement contesté parce qu’il donne la possibilité aux multinationales et aux investisseurs d’attaquer en justice les gouvernements dès lors que ces derniers modifient leurs politiques énergétiques dans un sens contraire à leurs intérêts.

Requins protégés. La conférence sur le commerce international des espèces menacées réunie à Panama a décidé le 25 novembre d’étendre sa protection à une cinquantaine d’espèces de requins menacés par le trafic d’ailerons de requins, convoités pour confectionner des soupes en Asie. Désormais, presque tous les requins font l’objet d’une protection contre 25 % auparavant.

Lutte contre la déforestation. Le 6 décembre, le Parlement européen et les États membres se sont accordés pour interdire l’importation de plusieurs produits, comme le cacao, le café ou le soja, lorsqu’ils contribuent à la déforestation. Les entreprises devront prouver, via les données de géolocalisation, que les produits importés ne sont pas issus de terres déboisées après le 31 décembre 2019. Un système d’images géolocalisées par satellite faisant preuve. Cette norme aura un impact mondial. L’Union européenne est en effet le « deuxième importateur mondial de la déforestation », derrière la Chine, selon l’ONG WWF.

Mauvaises nouvelles

Incendies. Cet été, plusieurs feux de grande ampleur ont eu lieu dans plusieurs régions françaises en raison de la sécheresse et des chaleurs. Quatre incendies se sont déclenchés en Gironde, deux à Landiras, un à La Teste-de-Buch et un à Saumos. Au total, 30 000 hectares sont partis en fumée dans le département. Dans les monts d’Arrée en Bretagne, 2 200 hectares ont également été ravagés, soit un cinquième de la zone Natura 2000.

Chaleur estivale. L’été 2022 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe, selon le service européen sur le changement climatique Copernicus. Sur les trois mois de l’été météorologique (juin-août), les températures ont dépassé de 1,34 °C la moyenne de 1991-2020, et de 0,4 °C le précédent record, qui datait de 2021, selon les relevés de Copernicus, qui se base sur des données à partir de 1979. Les étés 2010 et 2018 ont été dépassés de 0,5 °C et celui de 2003, resté dans les mémoires pour une canicule jusqu’ici considérée comme exceptionnelle, de 0,6 °C.

Glacier en danger. En Savoie, le glacier de Saint-Sorlin s’est coupé en deux cet été. La zone haute s’est détachée du glacier principal. « C’est vraiment l’année la plus déficitaire qu’on n’ait jamais mesurée sur ce glacier. Ces données sont fortes. La perte de masse (épaisseur moyenne ramenée à la surface du glacier) est de quatre mètres sur tout le glacier. La pire année, jusqu’à présent, était 2015 avec une perte de 3,40 m de glace, et c’était déjà catastrophique », a déclaré Delphine Six, directrice adjointe de l’Institut des géosciences de l’environnement (IGE) de Grenoble au Dauphiné Libéré.

Centrales à charbon. La centrale de Cordemais, en Loire-Atlantique, devait fermer cette année. Finalement, son fonctionnement a été étendu pour sécuriser l’approvisionnement du pays en électricité. Quelques mois après la décision du gouvernement de fermer définitivement la centrale à charbon de Saint-Avold, en Moselle, celle-ci a également repris du service  fin novembre. La production d’électricité à partir de charbon est fortement contributrice de CO2.

Coupe du monde. La Coupe du monde masculine de football a débuté le 20 novembre au Qatar, engendrant de nombreuses critiques concernant ses impacts économiques et sociaux. Parmi les sources d’indignation : le fait d’avoir choisi ce pays désertique aux fortes chaleurs même en hiver, ayant conduit les autorités locales à ajouter une climatisation à ciel ouvert à sept des huit stades utilisés.

Avis sur : Écologie : les bonnes nouvelles et les mauvaises de l’année 2022

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