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L’industrialisation des forêts : un fléau

Les forestiers ne reconnaissent plus leur métier.

Coupe rase dans la forêt des Landes. Crédit : Larrousiney / Wikimedia

Paru le 1 février 2022

Ecrit par Elsa de Mqa

475 postes sur 8.400 supprimés dans les prochaines années. Le couperet est tombé en juin dernier. Il est loin le temps où l’Office national de la forêt (ONF), fondé en 1966, comptabilisait 10 000 agents ! C’était il y a une dizaine d’années. L’intersyndicale l’assure pourtant : « Le changement climatique et le dépérissement des forêts vont nécessiter de plus en plus de travail pour assurer le suivi sanitaire et le renouvellement des peuplements forestiers». Sans compter que ces suppressions d’effectif vont plomber encore davantage les conditions de travail des forestiers : depuis des années, les suicides se multiplient. Un agent, syndicaliste, évoquait ainsi la mort d’un collègue, en 2019, dans l’Est républicain lors d’une marche blanche : « Comme France Telecom hier, l’ONF est aujourd’hui en proie à une restructuration et à une privatisation qui se solde par un coût humain insoutenable. Nous déplorons 50 suicides ces 15 dernières années. »

Des monocultures de résineux

La perte de sens de leur métier est bien souvent insoutenable pour les forestiers. Mais que se passe-t-il dans les forêts françaises ? Après tout, elles recouvrent aujourd’hui 31 % du paysage, et ce pourcentage ne fait qu’augmenter. Bonne nouvelle ! diront les optimistes. Pas si vite. De quelle forêt parle-t-on ? Il ne vous viendrait pas à l’idée de vous réjouir pour la biodiversité en voyant des champs de colza pesticidés à perte de vue n’est-ce pas ? Eh bien, pour les forêts, c’est pareil. De plus en plus d’entre elles ne sont que des monocultures boostées aux produits phytosanitaires. On plante des arbres qui poussent droits et vite (des résineux, comme les pins Douglas), on fait des coupes rases – c’est-à-dire qu’on coupe tout – et on replante. L’industrialisation des forêts, c’est ça.

Dans le cadre de la stratégie nationale bas carbone (SNBC), le gouvernement déclare vouloir augmenter les prélèvements en forêt de 70 % d’ici à 2050. Le ton est donné.

« En forêt, on n’a pas à planter un arbre. Quand on plante, c’est qu’on s’est trompé. C’est exactement ce que le gouvernement est en train de nous imposer : utiliser des images d’Épinal qui font plaisir aux médias français, « planter des arbres, c’est bon pour la planète ». Non !», déplore dans Reporterre Sylvain Angerand, ingénieur forestier et coordinateur des campagnes de l’association Canopée Forêts vivantes.

C’est quoi, une forêt vivante ?

Mais c’est quoi exactement, une forêt vivante ? Dans un rapport, diverses assos, dont Canopée, proposent une stratégie plus efficace pour le climat et la biodiversité :

  • laisser 25% de la forêt française en libre-évolution
  • miser sur la résilience et la diversité des espèces
  • allonger l’âge de récolte des arbres
  • mieux répartir les prélèvements actuels plutôt que de les concentrer dans les massifs les plus accessibles
  • pratiquer une sylviculture qui maintient le couvert forestier.

 

Campagne d'affichage dans le Morvan par l'association SOS forêt France, en 2020.
Campagne d’affichage dans le Morvan par l’association SOS forêt France, en 2020.

Face à l’industrialisation des forêts, de plus en plus de citoyennes et citoyens se mobilisent

Des manifestations contre les coupes rases, contre les mégascieries ou contre l’abattage d’arbres centenaires… Ces luttes vous parlent ?

Avis sur : L’industrialisation des forêts : un fléau

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Les commentaires :

Je vous rajoute un lien très utile
https://afac-agroforesteries.fr/
Il s’agit de valoriser et protéger l’arbre, l’utiliser en synergie avec l’élevage ou les cultures (agroforesterie).
On y trouve aussi le « fond pour l’arbre » qui finance des plantations d’arbres, des recensements …
Merci pour votre journal toujours très bien !

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