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Grenoble, capitale verte européenne 2022

Pourquoi elle a été choisie.

Grenoble a été désignée capitale européenne verte en 2022.

Paru le 9 novembre 2021

Ecrit par Déborah

Après Stockholm, Hambourg, Nantes, ou encore Bristol, ce sera en 2022 au tour de Grenoble d’être capitale verte européenne. Cette distinction est attribuée chaque année par la Commission européenne afin de  récompenser une agglomération de plus 100 000 habitants pour son engagement en matière de transitions environnementales et sociales. L’objectif est aussi d’amplifier les transitions déjà engagées sur ces territoires. La ville est d’ailleurs marquée politiquement, ayant élu un maire écologiste, Eric Piolle, en 2014, et l’ayant largement réelu en 2019.

Dans l’agglomération grenobloise, qui compte 445 000 habitants, ces transitions prennent d’autant plus leur sens que la métropole et ses environs sont aux premières loges du changement climatique. Dans les Alpes, la température moyenne a augmenté de 2 C° depuis le début du siècle dernier, contre 1,4 C° en moyenne en France. En une cinquantaine d’années, les glaciers des Alpes françaises ont perdu 38 % de leur superficie. Dans la métropole grenobloise, le nombre de jours de gel a nettement diminué et les canicules estivales se font plus intenses.

Dès 2004, la ville s’est ainsi dotée d’un plan climat. Les initiatives issues de ce plan ont permis de réduire de 30 % les émissions de gaz à effet de serre entre 2005 et 2018, selon l’observatoire Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.

Voici quelques exemples des efforts réalisés et à venir, à Grenoble, en matière de développement durable :

Transports

Tramway, bus et bientôt transport par câble, la métropole grenobloise développe fortement les transports en commun. Les transports gérés par le syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise (SMMAG) devraient bientôt être bas carbone. L’usage du vélo est également généralisé. Grenoble est la première ville de France pour les trajets domicile-travail à vélo, grâce à un réseau de pistes cyclable étendu.

Dans l'écoquartier de Bonne, la circulation en vélo est facilitée.
Dans l’écoquartier de Bonne, la circulation en vélo est facilitée.

A l’inverse, l’utilisation de la voiture n’est pas encouragée. La métropole est devenue la plus grande zone à faibles émissions de France (ZFE), grâce à la généralisation de la limitation à 30km/h en ville et l’interdiction de certains véhicules polluants par un système de vignettes. Par ailleurs, les véhicules Crit’Air 3 (moteurs diesel d’avant 2010, essence d’avant 2006) seront interdits dès 2022 dans la zone à faibles émissions. Et à partir de 2025, les véhicules diesel polluants (classés CQA2) seront bannis.

Objectif : continuer à réduire les émissions de GES de moitié d’ici à 2030 (par rapport à 2005). Puis de 75 % à l’horizon 2050. 60 % de ces émissions étant dues aux déplacements entre le cœur métropolitain et le reste de l’aire grenobloise.

Gestion de déchets et eaux usées

Grenoble a été la première grande métropole de France à mettre en place une collecte des déchets alimentaires. La moitié des habitants les recyclent déjà. La totalité d’entre eux devraient le faire à partir de 2022.

Collecte de déchets alimentaires.
Collecte de déchets alimentaires.

La station d’épuration métropolitaine produit quant à elle assez de biogaz (issu du traitement des boues des eaux usées) pour faire rouler 70 bus urbains par an.

Nature

Depuis 2008, plus de produit chimique dans les espaces verts grenoblois ! Et depuis 2019, dans ses espaces publics également. La ville poursuit aussi son action de végétalisation et devrait avoir planté 15 000 arbres d’ici à 2030. Dans le département de l’Isère, c’est un million d’arbres qui sera planté dans les six prochaines années.

Énergie

La métropole, qui vise la neutralité carbone pour 2050, devrait aussi produire l’équivalent de la consommation énergétique de ses habitants en énergie renouvelable dès 2022. Le réseau de chaleur métropolitain (le deuxième du pays après Paris) utilise déjà 80 % d’énergie renouvelable et de récupération, pour chauffer un quart des logements de l’agglomération. Achevée en 2020, la centrale Biomax produit à la fois électricité et chaleur en brûlant du bois recyclé et local et en émettant très peu de particules.  La nouvelle centrale permet d’alimenter 15 000 à 20 000 logements en chauffage urbain, et 10 000 logements en électricité.

La centrale Biomax.
La centrale Biomax.

Alimentation

Dans les écoles, les cantines sont approvisionnées au moins à 60 % en produits bio ou locaux, dont une partie provient directement de la ferme urbaine de Grenoble. Dans le département de l’Isère, les cantines des collèges sont labellisées Ecocert et ont mis en place dès 2015 un plan de lutte contre le gaspillage alimentaire, qui a permis de réduire ces pertes de moitié.

En Isère, une marque agroalimentaire locale a été lancée. Elle garantit une rémunération juste aux producteurs, un approvisionnement local et des modes de production respectueuses de l’environnement. L’implication des producteurs et artisans isérois dans l’approvisionnement des cantines devrait par ailleurs être progressivement renforcé.

Habitat

Grenoble est considéré comme un « laboratoire » des écoquartiers. Le premier, l’écoquartier de Bonne, a vu le jour en 2009. D’autres ont suivi : celui de Bouchayer-Viallet, celui de Blanche-Monnier. Dans le quartier de la Presqu’île scientifique, ce sont des démonstrateurs de systèmes de performance et d’autonomie énergétique qui ont été installés. L’an passé, l’ensemble immobilier ABC est par exemple sorti de terre : deux bâtiments équipés de technologies leur permettant de consommer trois fois moins d’eau et d’énergie en provenance des réseaux urbains que les logements standards.

L'opération MurMur.
L’opération MurMur.

On peut également citer l’opération MurMur. Lancée en 2005, elle doit permettre la rénovation thermique de 10 000 logements à l’horizon 2023. Objectif pour 2030 : 25 000 appartements privés, 7 000 appartements sociaux et 9 000 maisons.

Avis sur : Grenoble, capitale verte européenne 2022

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