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Chloé, 25 ans, végétarienne

Chloé a 25 ans. Elle est végétarienne depuis 2008 et nous explique son mode de vie qui allie protection des animaux et écologie.

Chloé, 25 ans, végétarienne

Paru le 9 octobre 2017, modifié le 10 octobre 2022

Ecrit par Laure de Mon Quotidien Autrement

« Je n’ai jamais été une grande mangeuse de viande », commence Chloé. A 25 ans, cette rédactrice web, lyonnaise, est végétarienne depuis 2008. Elle revient du supermarché : des tomates, de la mozzarella, quelques œufs, des falafels et du quinoa. « La viande m’a toujours dégoûtée, donc le végétarisme était une option depuis longtemps. Plus jeune, je ne mangeais qu’un certain type de viande, qui ne ressemblait pas trop à l’animal ». C’est en partant au Canada pendant un an, dans le cadre d’un échange universitaire, qu’elle rencontre beaucoup de végétariens et décide d’essayer de se passer complètement et définitivement de viande. « C’est progressif : je n’ai eu aucun sentiment de rupture, de sacrifice, ce n’est pas comme arrêter la cigarette ! Là-bas, je me suis rendue compte que c’était vraiment facile, il y a plein de petits restos végétariens et à la cantine de la fac, il y avait toujours un plat sans viande proposé. » En France, les végétariens doivent plutôt se contenter des plats habituels dont on soustrait la viande : rien de complet donc. « Quand je suis rentrée à Paris, j’ai continué bien entendu. Mon choix interpelle plus, soulève des questionnements, mais je me sens rarement exclue d’un repas, j’ai peu l’impression de déranger. »

Révoltée par l’industrie de la viande

Qu’est-ce qui l’a amenée à devenir végétarienne ? « J’ai toujours trouvé étrange que l’on ait de la compassion pour certains animaux et pas pour d’autres. Au départ, mon végétarisme a été guidé par une sensibiltié vis-à-vis des conditions d’abattage des animaux. Et puis l’industrie de la viande me révoltait : les modes d’élevage inhumain, les cadences infernales… C’était intuitif, à l’époque je n’avais pas beaucoup lu sur le sujet. Étonnamment, c’est plus tard que je me suis renseignée. C’est là que j’ai découvert toutes les données écolos en faveur du végétarisme. C’est un argument très fort pour moi aujourd’hui. » Elle dévore le livre Faut-il manger les animaux? ( Éditions de l’Olivier, traduit en 2011) de Jonathan Safran Foer. Elle se penche sur Peter Singer également, un philosophe connu pour son livre La Libération animale, et l’un des principaux théoriciens du mouvement de défense des droits des animaux. Aujourd’hui, elle ne lit plus guère sur le sujet, elle y pense rarement : son végétarisme fait partie intégrante de sa vie. « Je comprends que pour certaines personnes, être végétarien peut être un choix impossible. Réduire sa consommation, c’est déjà très bien. Je sais que mon mode de vie n’est pas généralisable. Mais je pense que manger moins de viande, et de la meilleure viande, c’est la direction que la plupart des gens devraient prendre.»

Quelques chiffres :

En 1970, la consommation carnée par personne et par an était de 25 kilos.

En 2009 elle atteignait déjà 38 kilos.

D’après les études menées par ces chercheurs du SIWI, une nutrition riche en viande mobiliserait dix fois plus d’eau qu’un régime végétarien : un kilo de boeuf nécessite 15 500 litres d’eau, un kilo de porc, 4 900 litres, un poulet, 4 000 litres, et un kilo de riz, 3 000 litres.

Pour produire une calorie de porc ou de poulet, il est dit qu’il faut quatre calories végétales. Pour le boeuf ou le mouton, onze calories végétales sont nécessaires.

45 pour cent de l’eau consommée pour les cultures dans le monde est finalement utilisé pour alimenter les animaux.

Petit lexique :

Les végétariens ou végétariennes qui consomment aussi des œufs et des produits laitiers pratiquent le lacto-ovo-végétarisme. Le pescetarisme désigne un régime alimentaire qui exclut la viande mais permet de consommer du poisson et des fruits de mer. Le végétalisme exclut tout chair animale mais aussi tout ce qui est issu de l’animal : pas de lait, d’oeuf ou de miel donc. Quant aux véganes, ce sont des végétaliens qui étendent le concept au-delà de l’alimentaire, en se passant de cuir ou de laine par exemple.

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