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S’Cool Bus : quand le ramassage scolaire se fait à vélo

Un vélo, huit enfants, 20 pédales.

Paru le 5 novembre 2019

Ecrit par Déborah

A l’origine, S’Cool Bus, c’est une bande de copains passionnés de hockey qui ont eu envie d’importer en France un concept hollandais de vélo-collectif, et de l’améliorer. Un véhicule étrange avec un conducteur et huit passagers qui pédalent tous. Aujourd’hui, les enfants de six villes de Normandie arrivent à l’école en S’Cool Bus. Et la petite entreprise ne manque pas de projets. Amaury Piquiot, membre fondateur et « coolducteur » nous parle de S’Cool Bus.

Comment est né le projet ?

Amaury Piquiot : J’ai vécu au Pays-Bas pendant quelque mois et j’ai pu voir à quel point le vélo est ancré dans les habitudes de vie. Là-bas, les pistes cyclables sont des autoroutes. Pas besoin de s’inquiéter de sa sécurité ou de la présence d’une piste 500 mètres plus loin. C’est aussi là-bas que j’ai rencontré l’ingénieur qui a mis au point ce concept de vélo-collectif. Il s’en servait surtout pour des balades en forêt. Avec trois copains d’enfance (nous faisons tous du hockey ensemble), nous sommes retournés au Pays-Bas pour convaincre cet ingénieur de développer le vélo-collectif en France, avec nous. Nous avons passé des heures, chez lui, à plancher sur la mécanique pour améliorer le modèle et lui prouver notre motivation.

Quels sont les avantages du vélo-collectif ?

A.P. : Il y a le bénéfice physique bien sûr. Les enfants pédalent pour se rendre à l’école, s’il le souhaitent, car le vélo est  équipé d’une assistance électrique. Mais surtout, ils apprennent à se déplacer différemment. On les forme au code de la route. On les sensibilise au respect de l’environnement. Sur le vélo, ils voient la pollution, les erreurs commises par les automobilistes, cela leur donne envie d’être exemplaires. Ils apprennent aussi à travailler ensemble. Toutes les tranches d’âge, du CP au CM2, peuvent emprunter le vélo. Les plus grands aident les plus jeunes. Ils sont heureux d’aller à l’école, même sous la pluie. Plus globalement, cela leur donne envie d’utiliser le vélo plutôt que la voiture et ils incitent leurs parents à faire pareil. Nous avons d’ailleurs eu des retours montrant qu’au bout d’un an, le nombre de cyclistes augmente sur les routes avec la présence du S’Cool Bus. C’est un effet boule de neige. A force de voir cet étrange vélo, les gens prennent davantage conscience qu’ils peuvent se déplacer autrement, remarquent qu’il y a des pistes cyclables, achètent un vélo…

Après avoir fondé une association en 2012, vous avez créé votre entreprise en 2016. Aujourd’hui, combien d’enfants empruntent le S’Cool Bus pour aller à l’école ?

A.P. : Nous organisons un ramassage scolaire à vélo dans six villes autour de Louviers, dans l’Eure. Et toutes les écoles de l’agglomération ont accès aux S’Cool Bus pour les déplacements scolaires, pour aller à la piscine, à la patinoire, etc. Mais nous organisons aussi beaucoup de journées et de semaines de sensibilisation un peu partout en France. Nous y allons avec le S’Cool Bus et formons les enfants au code de la route, à l’usage du vélo, au respect de l’environnement.

Quels projets pour la suite ?

A.P. : Nous avons pour projet de construire une usine pour produire nos S’Cool Bus en France. Nous avons déjà reçu de nombreuses demandes de France et de l’étranger. Si tout se passe comme prévu, la production devrait démarrer début 2021. En parallèle, nous développons aussi une application qui nous aidera à mieux gérer notre activité et à nous développer à plus grande échelle.

Avis sur : S’Cool Bus : quand le ramassage scolaire se fait à vélo

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