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La crise du Covid a « accéléré la transition des territoires vers la résilience »

Entretien avec Pascal Berteau, directeur général du Cerema.

Pascal Berteau, directeur général du Cerema.

Paru le 4 janvier 2022, modifié le 15 janvier 2022

Ecrit par Déborah

« Dans beaucoup de territoires, la crise du Covid a eu l’effet d’un électrochoc », raconte Pascal Berteau, directeur général du Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement). Cet organisme intervient auprès des collectivités pour les accompagner dans l’aménagement du territoire. Il développe des outils et des méthodes opérationnelles afin de répondre aux besoins des collectivités dans six domaines d’expertises : l’efficacité énergétique des bâtiments, les mobilités, les infrastructures, les risques liés à l’environnement (inondations, montée des eaux, etc.), la mer et le littoral, expertise et ingénierie territoriale.

« Moi qui suis un vieux routard de l’écologie, je le constate : la prise de conscience écologique dans les territoires s’est fortement accrue ces dernières années, raconte Pascal Berteau. Les questions écologiques et en particulier de la transition énergétique deviennent prégnantes. On ne rencontre plus beaucoup d’élus qui nous disent le contraire. » Par ailleurs, la crise du Covid en a « rajouté une couche ». Faisant comprendre aux territoires que « au-delà du changement climatique, ils doivent se préparer à un changement systémique » et développer leur résilience. Ainsi, au Cerema, où « on a le changement climatique heureux et optimiste », les projets se multiplient. En 2021, 400 collectivités – des régions, des départements, des intercommunalités et quelques communes- ont été accompagnées.

Comment la Nièvre s’adapte au changement climatique avec le Cerema

Face aux épisodes de sécheresse répétés et à la détresse des agriculteurs, le département de la Nièvre a engagé un travail avec le Cerema pour adapter ses modes de fonctionnement et sa politique au changement climatique. Dès 2019, citoyens engagés pour le climat, élus et techniciens des structures intercommunales, techniciens du parc naturel régional du Morvan, des chambres consulaires et des autres structures partenaires ont commencé par se réunir pour formaliser un diagnostic de vulnérabilité, à partir duquel les élus ont mis en place une stratégie.

Parmi les actions engagées par le département, on peut citer le programme « 1000 Arbres ». A travers les plantations, il entend sensibiliser les habitants sur l’enjeu de la préservation de la biodiversité et des forêts nivernaises. Un conseil départemental des citoyens en transition, instance nouvelle de démocratie participative composée d’une cinquantaine d’acteurs, a été créée. Son rôle : émettre des avis sur la politique départementale. Elle a notamment été consultée dans le cadre de la mise en place de la stratégie départementale d’adaptation au changement climatique.

Les routes de Méditerranée se préparent aux aléas climatiques

Autre exemple : le projet de la direction départementale des routes de Méditerranée, qui a entamé un projet avec le Cerema en 2018. Au total, 750 km de routes et 1000 ouvrages d’art sont concernés par 12 aléas climatiques. Après avoir analysé les risques actuels et futurs, ainsi que les vulnérabilités  (des chaussées, des ouvrages d’arts mais aussi celles liées aux déplacements courants sur les axes), une cartographie de l’analyse des risques a été réalisée. « Ces résultats sont très utiles pour l’amélioration des politiques et stratégies de gestion des réseaux, dans un contexte de plus en plus difficile d’un point de vue budgétaire », explique le Cerema.

A Metz, les écoles anticipent les forts épisodes de chaleur

La ville et la métropole de Metz ont lancé une réflexion sur l’adaptation des cours d’école. Objectif : améliorer le confort même lors d’épisodes de chaleur. Elles collaborent avec le Cerema à un projet d’aménagement d’une cour d’école pour répondre aux enjeux bioclimatiques, dont les résultats pourraient servir de base pour les prochaines opérations. La cour d’une première école sera rénovée en 2022.

Le projet prévoit la désimperméabilisation d’une partie de cette cour, notamment au niveau des pieds d’arbres. Il comprend également la création d’une strate végétale intermédiaire (arbustes et buissons). La plantation de nouveaux arbres et le maintien des arbres existants sont aussi prévus.

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