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Cinthia, créatrice de glacières en laine …

La laine est isolante, biodégradable et inépuisable.

Cinthia Borne, cocréatrice du Mouton givré

Paru le 29 juin 2021

Ecrit par Elsa de Mqa

Inépuisable, isolante, biodégradable, naturelle et noble… la laine est un matériau d’exception. Pourtant, elle est très peu valorisée en France, et même considérée comme un déchet de l’élevage de mouton. Cinthia Borne ne l’entendait pas de cette oreille. Avec son associée Elodie Madebos, elles proposent des glacières en laine, chanvre et lin sous une marque loufoque et sympathique qu’elles ont imaginée : le mouton givré . A défaut de visiter leur atelier situé à Cambes dans le Lot, on a appelé Cinthia pour qu’elle nous parle mouton, tissu et temps de travail.

J’ai eu du mal à commander l’une de vos glacières en laine… Vous suscitez un réel engouement !

C’est assez rock’n roll mais ça va le faire ! On a déjà vendu plus de 4500 pièces. On ne pensait pas du tout que ça marcherait autant.

Créer des glacières en laine, ce n’est pas banal… Comment est venue cette idée ?

Je suis couturière et je travaillais avec des éleveurs de brebis qui voulaient revaloriser leur laine. Je leur confectionnais des draps de laine pour créer des capes, des gilets…  Je suis curieuse et me suis demandé où allait la majeure partie de la laine française : 80% est envoyée à l’étranger ! Et elle n’est pas du tout payée au juste prix aux éleveurs : la vente ne paye plus les frais de tonte, cela devient une charge pour eux.

J’avais envie de revaloriser cette matière mais sans proposer des produits qu’on voit tous les jours comme les couettes. Je me suis souvenue que c’était un matériau très isolant…

D’où les sacs isothermes !

Oui, c’est une alternative à un produit très polluant, généralement constitué de plastique et d’aluminium. L’extraction de ce matériau est polluante, et il n’est pas recyclable car il faudrait démonter tout le sac pour le récupérer…

Vous vouliez aussi valoriser d’autres matières nobles, comme le lin et le chanvre

La toile de lin vient du nord de la France. Le chanvre, pour les sangles, vient de Roumanie. Dans le Lot, certains acteurs, avec lesquels on est en étroite collaboration, veulent relancer la filière.

L'entreprise propose divers formats.
L’entreprise propose divers formats.

Et d’où vient la laine?

On la récolte le jour de la tonte, on y va en équipe pour la trier. On ne travaille qu’avec de petits élevages, qu’on connait, qui comprennent de 800 à 1000 brebis, pas plus. Certains sont en bio d’autres n’ont pas le label mais ont la démarche. Toutes les bêtes sont élevées en plein air, cela crée une matière de meilleure qualité, et déjà prélavée car les moutons prennent la pluie !

Comment se passe le lavage d’ailleurs ?

Il est fait dans le Gévaudan dans la dernière société d’élevage avec des machines qui datent de la construction de la Tour Eiffel ! La laine est lavée au bicarbonate et à l’eau. Avec le suint [la graisse sécrétée par la peau des moutons, ndlr], cela fait une saponification naturelle.

L’eau utilisée provient d’un ruisseau, l’eau sale est gardée dans un réservoir et les éleveurs la récupèrent pour irriguer car le suint est naturel, et peut être versé dans la nature, ça fait un engrais naturel.

Vous avez toujours eu une fibre écolo ?

Elle est venue parce que je suis mariée à un éleveur de vaches. On travaille vraiment avec la nature, cela fait seize ans qu’on y réfléchit. C’est important que mon métier ait du sens. Je vois beaucoup d’aberration dans le monde agricole. Notre optique : on n’écoute pas forcément les techniciens, on teste une agriculture de régénération.

Je suis fille et petite-fille de commerçants, même si j’ai toujours vécu dans la ruralité. Depuis que je côtoie le monde paysan, j’ai mûri.

Un sac isotherme du Mouton Givré.
Un sac isotherme du Mouton Givré.

L’écologie est trop souvent dissociée d’autres combats. Pourtant, la réduction du temps de travail est une question écologique.

Tout à fait !

Voilà pourquoi vous finissez à 17 h et ne travaillez pas le mercredi.

Voilà. Pour le moment, on est victime de notre succès, mais on s’impose tout de même ce rythme. On est toutes les deux, avec Élodie, maman de deux enfants. Même sans l’être, on a besoin de notre moment à nous, de nous aérer, de ne pas avoir la tête dans le guidon.

Le but, ce n’est pas de faire planplan au boulot, on veut se nourrir intellectuellement tout en s’imposant cet équilibre.

On propose un produit artisanal, on l’explique aux gens : on s’inscrit à contre-courant du « livré en 24h ! »

Après les glacières en laine, vous avez d’autres envies ?

Actuellement on n’a pas le temps de développer d’autres produits, mais on a un projet de teinture naturelle qui nous tient à cœur.

 


Et ces glacières alors ? Nous avons testé le modèle « Marguerite », un petit sac de 5,5 litres. Joli, doux et pratique, il maintient étonnamment les aliments au froid, mais aussi au chaud. 

Prix : 55 euros.

Avis sur : Cinthia, créatrice de glacières en laine …

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