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Pilule, préservatifs et sexe, toujours tabou chez les jeunes

Tout ce qui est relatif à la sexualité reste entouré de gêne chez les jeunes.

Pilule, préservatifs et sexe, toujours tabou chez les jeunes

Paru le 13 février 2012, modifié le 9 janvier 2018

Ecrit par Mon Quotidien Autrement

Alors que le sexe se décomplexe, à travers la télévision, les publicités « porno chic » ou dans les articles des magazines féminin, le sujet, chez les jeunes, reste entouré de gêne. On pourrait croire que les ados et jeunes adultes des années 2000, biberonnés à Internet et à l’accès au contenu pornographique en un clic, soient beaucoup plus débridés que leurs ainés. Erreur. Si les infirmières scolaires et les intervenants qui font de la prévention dans les collèges et lycées notent un vocabulaire plus trash et des questionnements sur la fellation ou les rapports anaux de plus en plus tôt, en vingt ans, l’âge moyen du premier rapport sexuel n’a pas beaucoup varié en France: 17,6 ans pour les filles, 17,2 ans pour les garçons.

Difficulté d’accès à la contraception

Si cette gêne par rapport aux parents et aux adultes en général est normale, elle est beaucoup plus grave quand il s’agit de contraception. Malgré les trois séances annuelles d’informations sur la sexualité prévues par la loi Aubry de 2001, les « pass » contraception, l’accès à Internet, et autres initiatives, les jeunes, selon un récent rapport de l’IGAS y ont difficilement accès. Lors de la dernière journée mondiale de la contraception, le 26 septembre, le Planning Familial soulignait dans un communiqué que « la sexualité des jeunes est, dans notre société, toujours taboue et la contraception une « affaire de filles ». Le manque d’informations, les difficultés d’accès, les coûts et les idées reçues restent des freins majeurs à la maîtrise de la fécondité. »

De l’éducation avant tout

Conséquences de ces difficultés d’accès et de mauvaise information? Le risque de grossesse précoce non désirée. En France, malgré la consommation de contraception la plus importante d’Europe, ce sont plus de 200 000 IVG qui sont pratiqués par an. Si leur nombre se stabilise globalement, les IVG augmentent chez les moins de 20 ans. En 2001, 5% des IVG concernaient les mineures, mais 6% en 2005, 2006 et 2007. Les solutions? Gratuité ou remboursement, anonymat mais surtout éducation. Pour bon nombre d’acteurs de la prévention comme le Planning Familial, l’éducation sexualisée reste une clé pour prévenir ce phénomène. Certains acteurs comme le professeur de gynécologie Israël Nizan sont pour une information dès l’école primaire. Pour briser au plus tôt ce tabou.

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