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Adopter des poules

Si vous avez un grand jardin, n'attendez pas que les poules aient des dents pour en adopter.

Une poule prenant la pose © Jean-Jacques Abalain

Paru le 2 octobre 2018

Ecrit par Déborah

Il y a eu les furets, puis les geckos. Voilà que les poules ont désormais la cote parmi les nouveaux animaux de compagnie. Pour ceux qui n’ont pas l’habitude de côtoyer les gallinacés, sachez qu’une poule est capable de se montrer très sociable. On peut même la prendre dans ses bras, la caresser… Mais les raisons d’adopter une poule ne s’arrêtent pas là. De bons œufs frais, ça ne se refuse pas ! Surtout lorsque l’on sait d’où ils viennent et dans quelles conditions les poules ont été élevées. L’oiseau de basse-cour est aussi top pour réduire ses déchets (de 150 à 200 kg par an). Il mange les restes (légumes, féculents…). Des villes comme Pincé dans la Sarthe, Béthune dans le Pas-de-Calais ou Rodez dans l’Aveyron, incitent même leurs habitants à en adopter pour cette raison. Sans parler de sa fiente riche en azote, qui sert d’engrais. Il existe plusieurs centaines de races de poules. Alors comment choisir la sienne ?

Quelle race de poule choisir ?

Tout dépend de ce que vous recherchez. Il existe quatre grands types de poules : les pondeuses, les couveuses, celles à chair et les poules d’ornement. De manière générale, si vous avez un petit jardin, en ville, choisissez des poules naines. Elles seront moins exigeantes en termes d’espace.

Les pondeuses

Si ce qui vous intéresse, c’est d’avoir de bons œufs frais, tournez-vous vers les pondeuses. Elles produisent de deux à trois cents œufs par an, jusqu’à leurs 3 à 5 ans. Après quoi, leur espérance de vie diminue. Pour démarrer, vous pouvez choisir une poule rousse, que l’on reconnaît facilement à sa couleur. Elle est attachante et pond environ un œuf par jour. Le Sussex, avec son plumage blanc et ses plumes noires sur la queue est également sociable et docile. La Gâtinaise pond même en hiver. La Wyandotte est à la fois bonne pondeuse, bonne couveuse, poule de chair et d’ornement. Et il en existe bien d’autres.

Les poules d’ornement

Elles sont moins productives mais on les choisit surtout pour leur beau plumage. Certaines races se montrent très affectueuses. C’est le cas de la Bantam de Pékin par exemple. La nègre-soie est elle aussi facile à élever et son plumage duveteux lui donne une allure amusante. L’Araucana pond quant à elle des œufs verts réputés anti-cholestérol.

Les races anciennes et locales

Vous pouvez aussi faire le choix de races anciennes et locales. Cela permet de favoriser la biodiversité animale. Certaines races sont aujourd’hui menacées car elles ne répondent pas à des critères majoritairement productivistes. Parmi ces volatiles, on peut citer la Coucou de Rennes, la Courte-pattes, ou la Lyonnaise. Vous pouvez retrouver les races de poules qui existent près de chez vous sur cette carte : www.poules-racesdefrance.fr/les-races/

Quel âge doivent-elles avoir ?

C’est au cours de sa première année qu’une poule pond le plus et en général, elle est productive pendant environ trois ans.
Si vous trépignez à l’idée de préparer une omelette 100 % maison, veillez à achetez une volaille d’au moins 4 mois. Avant, les poules fermières ne pondent pas. Chez les poules de races, la ponte démarre même souvent un peu plus tard. Dans tous les cas, demandez la date de naissance des gallinacés. S’ils ont moins de trois mois, assurez-vous qu’il ne s’agit pas d’un coq (à cet âge, c’est difficile à voir).

Où les acheter ?

Au printemps, on peut en trouver sur les marchés. Vous pouvez aussi vous tourner vers les jardineries, ou mieux, dans un club avicole (pour trouver une race en particulier) ou chez un éleveur. Ces derniers auront l’avantage de pouvoir vous conseiller sur l’élevage ou les soins à donner.
Avant l’achat, prenez le temps de les observer. Les poules ne doivent pas être prostrées. Elles ne doivent pas avoir les yeux qui coulent, ni être blessées ou avoir un plumage dégarni. Leurs pattes doivent être propres, sans croûtes.
Si vous commandez vos poules à distance, assurez-vous qu’elles soient transportées par France Express. Il s’agit d’un réseau agréé pour le transport des animaux vivants.

Combien ça coûte ?

Une poule rustique, comme une poule rousse, coûte entre 10 et 15 euros. Pour une poule de race, il faudra débourser un peu plus, de 30 à 50 euros, en fonction de la race et de l’endroit où vous l’achetez. Les volatiles très jeunes sont meilleur marché, mais comme on vous le disait plus haut, vous risquez fort de vous retrouver avec un coq dans la basse-cour.

Faut-il un coq ?

Nul besoin de coq pour obtenir des œufs. Les poules ovules et pondent en toute indépendance. Par contre, si vous souhaitez avoir des poussins, il vous faudra alors un coq. L’avantage, il veille sur les femelles. A vous de voir si son chant matinal est une douce musique ou un supplice pour vos oreilles.

Conseils en prime

  • Achetez vos poules par deux. Toute seule, une poule sera bien malheureuse.
  • On ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs, mais sachez tout de même dans quoi vous vous embarquez : si votre jardin est trop petit, vos poules risquent de le mettre à sac et seront malheureuses. Et les coqs ne sont en réalité pas les seuls à faire du bruit. Les poules caquettent, et même fort, le matin lorsqu’elles pondent. Enfin, il faut s’occuper de ses gallinacées et cela demande un certain investissement : changer la litière du poulailler régulièrement, les nourrir tous les jours, sans exception…

Avis sur : Adopter des poules

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