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On craque pour le vrac

Mais il a encore ses limites.

Le vrac se développe.

Paru le 10 novembre 2020

Ecrit par Déborah

Imaginez des supermarchés où la moitié des produits seraient vendus en vrac. C’est ce qu’a proposé la Convention citoyenne pour le climat en juin dernier : 50 % à l’horizon 2030. On en est loin. Et il est peu probable qu’on atteigne cet objectif. 

Pourtant le vrac progresse. Son chiffre d’affaires (1,2 millions d’euros en 2019) a augmenté de 41 % entre 2018 et 2019. Et devrait dépasser 3 milliards d’ici 2022. Fin 2019, on comptait aussi quelques 385 épiceries spécialisées. C’est 61 % de plus qu’un an auparavant. La loi sur l’économie circulaire, votée en février dernier,  a même précisé qu’il était possible de vendre n’importe quel produit de consommation courante en vrac,  “sauf exceptions dûment justifiées par des raisons de santé publique”.

Et le vrac présente bien des avantages. Il permet d’acheter la quantité exacte que l’on souhaite (à condition de pouvoir trouver une balance fonctionnelle à proximité du rayon vrac). Voire une toute petite quantité pour goûter un produit que l’on ne connaît pas. Et il permet aussi et surtout d’acheter des produits non emballés. Selon Zero Waste Europe, les épiceries spécialisées permettent une économie d’une tonne d’emballage par an et par magasin en moyenne. 

Vrac : attention aux emballages et à la provenance

Une économie mais pas une disparition. “Dès lors qu’on ne consomme pas les denrées sur leur lieu de production, il y a forcément des emballages pour les protéger, les transporter ou les stocker”, rappelle Michel Fontaine, le président du Conseil national de l’emballage (CNE) dans Que Choisir. Pour les transporter du lieu de production au lieu de vente, les produits en vrac doivent être emballés dans du papier, des bidons, des fûts. “Les consommateurs ne les voient pas mais ils existent, et les commerçant ne les recyclent pas toujours”, poursuit le président du CNE. Que Choisir indique que Réseau vrac, l’interprofession du vrac, travaille sur une régionalisation de l’approvisionnement, ce qui permettrait de favoriser le retour à l’envoyeur des emballages de transport. 

Mais l’Ademe rappelle aussi que l’impact environnemental, ce n’est pas que l’emballage. Qu’en est-il du transport, dans des camions potentiellement moins remplis ou moins optimisés en raisons des emballages moins standardisés ? Et des sacs en papier, souvent utilisés par les consommateurs pour transporter ces aliments du magasin à leur domicile et jetés tout de suite après utilisation ? Pour l’heure, il existe peu d’information sur la question. Toujours est-il qu’il vaut bien mieux vous munir de vos bocaux et sacs en tissu pour aller faire vos courses en vrac. 

L’autre problématique est la provenance des produits. Acheter en vrac, c’est bien. Mais pour aller au bout de la démarche, on aimerait acheter en vrac, bio et local. Sauf que ce n’est pas toujours simple. Déjà parce que les informations sur la provenance des produits en vrac sont bien souvent très parcellaires. Ensuite car, il manque certaine filières en France, notamment de légumineuses et céréales, pour fournir les magasins de vrac dont la demande est croissante. Il ne suffit pas de relancer la distribution écoresponsable, il faut aussi relancer la production bio et locale !

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