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Bizarre et intéressant

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Ces intrigants WC japonais

Flanquées de douchettes et de sèche-postérieur, les toilettes version pays du Soleil-Levant se la jouent technologiques.

Ces intrigants WC japonais

Paru le 11 mars 2014

Ecrit par Mon quotidien autrement

Bizarre et intéressant

En rentrant de voyage, certains parlent de mets fantastiques, de paysages sublimes ou de climats tropicaux. D’autres parlent toilettes. Et quelles toilettes ! Les fameux WC japonais. « Une fois qu’on a franchi le pas, il n’y a pas de retour en arrière », affirme, quasi mystique, Jean-Louis Lamarque, le co-fondateur du bien-nommé Trône à Paris, qui importe les dits WC. Avec beaucoup d’imagination, on s’imagine des mécanismes robotiques compliqués qui viendraient vous inspecter l’arrière-train pour mieux le récurer à grand renfort de litres d’eau. Avec un peu moins d’imagination, on pense à une douchette manuelle utilisée depuis des lustres dans bien des pays orientaux. La vérité se situe quelque part entre les deux.

Pour Jean-Louis Lamarque, c’est effectivement une « version modernisée de la douchette orientale », avec l’avantage qu’on « ne met pas de l’eau partout »… Et qu’on garde les mains au sec. Le principe d’un WC japonais, c’est effectivement la douchette. Incrustée dans la cuvette, elle surgit au moment où c’est utile, est rincée au passage, puis un petit jet vous nettoie le postérieur. On peut même régler la pression et la température ! Il peut y avoir deux douchettes, la « familiale », pour le postérieur, et une « femme », plus douce, et orientée un peu en avant. Quand elle a fini son travail, la douchette rentre dans sa tanière, non sans être rincée à nouveau. L’hygiène on vous dit. « Vous avez les mains sales, on vous présente de l’essuie-tout et un lavabo, vous choisissez quoi, vous? ». Vu comme ça, c’est vrai qu’un lavage à l’eau parait bien plus efficace qu’un frottage au papier toilette.

Ecolo ou pas? Aucune étude ne permet de donner une réponse définitive. A priori, on pourrait se dire que ces gadgets sont de grands consommateurs d’eau et d’électricité. D’un autre côté, on estime qu’un Européen utilise 13 kilos de papier toilette par an. Or, le WWF, cité par Terra Eco, estime que la consommation quotidienne de papier toilette en Suisse est équivalente à la superficie de 22 terrains de football !

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Car c’est bien l’hygiène que prônent les adeptes, et le bien-être. « Je ne pourrais plus m’en passer », souligne Jean-Louis Lamarque. C’est en revenant d’Asie que lui et sa compagne ont décidé d’importer et de commercialiser ces WC. Il n’hésite pas à dresser un parallèle avec le bain d’antan. « Quand j’étais petit, on prenait un bain par semaine, le dimanche. Maintenant que je me douche tous les jours… »

Une grande question doit encore vous tarauder : que faire, une fois les fesses mouillées ? Eh bien, les WC japonais sont très souvent pourvus d’un séchage par ventilation. Mmh… « Il y a deux écoles. Les gens qui n’ont pas le temps se tamponnent avec du papier WC. C’est vrai que le séchage est assez long, plus d’une minute ». Donc on ne peut pas vraiment dire que se doter d’un washlet (autre nom des WC japonais) permette de se passer totalement de papier toilette.

Plus le prix augmente, plus les fonctionnalités s’ajoutent : siège chauffant, musique, bruits de chasse d’eau pour masquer… d’autres bruits, ou encore mémoire virtuelle de la position de la douchette suivant votre anatomie.

Toto, le groupe japonais qui a lancé les premiers modèles, surnommé l’ »empereur des toilettes » en a vendu 30 millions depuis 1980, et on estime que 70% des foyers japonais les ont adoptées. Demain, toutes les familles françaises auront-elles leur petit jet lavant ? Difficile à dire.

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