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Ces stations de ski qui veulent devenir plus durables

Aux Carroz, sports d'hiver et respect de l'environnement essaient de cohabiter.

Paru le 18 février 2020

Ecrit par Déborah

Déjà, fin décembre, la station de Montclar, dans les Alpes-de-Haute-Provence avait employé les grands moyens. Faute de neige en bas du domaine, elle avait fait appel à un hélicoptère pour amener les 200 m3 de neige manquant jusqu’en bas des pistes. Pas moins de 80 rotations en hélico ont été nécessaires pour transférer toute cette poudreuse. Une jolie absurdité environnementale ! Rebelote la semaine passée, dans les Pyrénées cette fois, où la station de Luchon-Superbagnères a fait héliporter une cargaison de neige.

Heureusement, certaines stations de ski essaient au contraire de limiter leur impact sur la planète. Il existe notamment deux labels qui permettent de les identifier :

Le label Flocon Vert

Lancé par l’association Mountain Riders, ce label français repose sur 21 critères obligatoires portant sur la gouvernance, le mode de développement économique, les engagements sociaux et culturels et la gestion des ressources naturelles, et l’écologie. Ces critères sont définis par environ 70 structures (associations de défense de l’environnement, domaines skiables, hébergeurs, associations d’élus, etc ). Six stations de ski sont aujourd’hui labellisées :

  • Valberg (06), qui a fait de la lutte contre la pollution lumineuse une priorité, a développé l’usage des transports en commun (navettes gratuites, systèmes d’autopartage, etc.) et diversifie ses activités sur quatre saisons.
  • Chamrousse (38), qui organise chaque année une journée de ramassage et de sensibilisation au tri, tente de redynamiser le pastoralisme, et travaille à réduire ses consommations d’électricité.
  • La-Pierre-Saint-Martin (64), qui a mis en circulation une navette qui relie directement les pistes au reste de la station et travaille notamment à la sensibilisation de l’ensemble de son personnel.
  • Les Rousses (39), qui a créé une chaufferie à bois pour alimenter son école, son pôle petite enfance et sa mairie et travaille avec une association de lutte contre le gaspillage.
  • Chamonix (74), qui permet aux habitants et aux visiteurs de se déplacer librement dans les transports en commun et s’est engagé dans un Plan climat énergie territorial.
  • Châtel (74) qui organise chaque année une journée de sensibilisation à la préservation des milieux montagnards, soutient le pastoralisme et favorise les mobilités douces avec la mise en service de deux nouvelles liaisons.

Le label Green Globe

Cette norme mondiale dédiée au développement durable dans le tourisme concerne trois grands thèmes : la protection de l’environnement, le développement économique et social, la mise en avant du patrimoine et de la culture. Ils sont déclinés en quelque 350 critères, obligatoires et optionnels, allant du suivi et de la réduction des consommations d’énergie et d’eau, à la baisse des quantités de déchets, en passant par la sélection de fournisseurs disposant d’un label éco-responsable. Les domaines de Serre Chevalier, de Val d’Isère et du Grand Massif (qui regroupe Les Carroz, Flaine, Morillon, Samoëns et Six-Fer-à-Cheval) ont décroché le label.

Aux Carroz, où nous sommes allés, il a impliqué la mise en place d’un observatoire environnemental, la création d’un label Origine Grand Massif, qui vise à valoriser agriculteurs, artisans et chefs cuisiniers officiant sur le domaine. Les remontées mécaniques sont alimentées à l’énergie verte. Sur tout le domaine, des poubelles permettent de trier les déchets et la station fait appel à une entreprise de réinsertion pour leur collecte. En prime, dans le village des Carroz, une charte Zéro Phyto a été signée, l’eau est utilisée avec parcimonie pour l’arrosage des plantes (jardinières avec réserve d’eau et plantation de plantes vivaces, qui nécessitent moins d’eau), les véhicules de la mairie (voitures, navettes, camions de pompiers) roulent au GPL, un gaz non polluant, l’usage du sel pour le déneigement des rues est modéré, la crèche produit son eau chaude grâce à des panneaux solaires, la piscine est chauffée au gaz et au bois et le passage au photovoltaïque est à l’étude.

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