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Contraceptions masculines

La pilule, le stérilet, les patchs... On connaît. Mais la contraception masculine ?

Contraceptions masculines

Paru le 8 mars 2016

Ecrit par Mon quotidien autrement

Quel est le point commun entre des vessies ou des intestins d’animaux, du papier de soie huilée et des écailles de tortue ? Le préservatif bien sûr ! On l’oublie mais de l’antiquité jusqu’à la pilule, la contraception a été largement masculine. Qu’il s’agisse de l’usage du préservatif ou de celui du coït interrompu.

Années 70 : la légalisation de la contraception « s’est accompagnée de sa médicalisation et de sa féminisation. Le nouvel espace médical d’administration de la contraception s’est construit autour des femmes, et particulièrement en France avec une spécialité dédiée, la gynécologie médicale, exercée aujourd’hui à 90 % par des femmes », explique, ici, la sociologue Cécile Ventola.

De quoi nous questionner : et si la contraception ne devait plus être qu’une histoire de femmes, comme elle l’est depuis quelques décennies ? Ce que notait déjà, en 1999, la grande féministe Françoise Héritier : « Accorder la liberté contraceptive aux femmes n’était (…) qu’une manière de laisser encore à leur seule responsabilité toutes les charges qui relèvent de la fécondité et de la procréation. »

Les Anglais, pro de la contraception masculine

Intéressons-nous donc à la contraception masculine, comme le font d’ailleurs bien d‘autres pays, comme l’Angleterre. Tenez, chez nos voisins, 50 % de la contraception est assurée par des méthodes dites masculines !

Si l’on connaît déjà le préservatif et le retrait (aussi appelé joliment coïtus interruptus), « des méthodes contraceptives masculines modernes existent et sont accessibles aujourd’hui en France », comme l’affirme Pierre Colin ici. Il est président d’Ardecom, l’Association pour la recherche et le développement de la contraception masculine, qui existe depuis 35 ans. Tour d’horizon des possibilités :

 

  • La vasectomie. En 2014, 21 % des Anglais ont eu recours à la vasectomie, selon les chiffres de l’ONU. Mais qu’est-ce donc ? Une stérilisation au masculin, via une opération bénigne qui consiste à ligaturer les canaux déférents pour empêcher les spermatozoïdes de se mélanger au liquide spermatique.
  • Le slip chauffant. Ce n’est pas une blague. Sachez tout d’abord que pour produire des spermatozoïdes, les testicules doivent être à une température de 2 à 4 degrés inférieure à la température du corps. Ainsi, la contraception thermique consiste à freiner la production de spermatozoïdes à l’aide d’un slip chauffant qui presse les testicules vers le corps et les réchauffent. Ces slips existent mais ne sont pas commercialisés.
  • Le vasalgel, soit une injection qui bloque le passage des spermatozoïdes. Il s’agit d’une contraception réversible qui pourrait être commercialisée en 2017.
  • L’injection de testostérone. En bref, elle dit au cerveau de freiner la production. « Malgré un protocole validé par l’OMS et expérimenté sur 1 500 hommes depuis presque 30 ans, cette méthode reste encore très confidentielle, déplore Pierre Colin. Seulement deux médecins hospitaliers la prescrivent en France ! »

 

Reste à nous convaincre que la contraception est aussi une affaire d’hommes !

Et sinon, sachez qu’il y a bien d’autres méthodes de contraception pour les femmes, cliquez-ici. Pour aller plus loin, lisez la super enquête du site Reporterre sur la contraception écolo.

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