Menu

Nos rubriques

Recevoir notre newsletter

Nous ne communiquerons pas votre adresse mail. Votre adresse mail est uniquement utilisée pour que vous receviez notre newsletter. Un lien de désabonnement est présent dans toutes nos newsletters.

Facebook

Twitter

L'info

Logo MQA

La révolution des vieux est en marche !

Marie-Françoise Fuchs a créé Old Up, une association qui compte bien montrer qu'être vieux, ce n'est pas être gâteux...

La révolution des vieux est en marche !

Paru le 18 février 2013

Ecrit par Mon quotidien autrement

“Dans chaque chose, il y a le pile et le face. Dans le vieillissement, on ne montre que le côté pile, la santé qui se détériore, les amis que l’on perd. Or, il y a une autre face. C’est tout un monde qui s’ouvre », explique Marie-Françoise Fuchs, à l’origine de l’association Old Up. A 80 ans, elle a l’énergie et la passion de ceux qui ne se laissent pas dicter leurs actions par d’autres. D’abord, elle a créé l’Ecole des grands-parents Européens, et depuis 2008, Old Up. L’association réunit tous ces gens, « plus si jeunes mais pas si vieux qui veulent donner du sens et de l’utilité au « temps » que leur apporte l’allongement de la vie”. Eux, ce sont les 70-90 ans, une nouvelle génération qui compte bien faire entendre sa voix.

“Avec Old Up, nous montrons un rôle positif et en plus nous changeons l’image du vieux : au lieu d’être percu comme quelqu’un qui coûte très cher à la sécu, consommateur de médicaments et de loisirs, il devient un interlocuteur intéressant qui apporte quelque chose, souligne Marie Françoise Fuchs. D’ailleurs, nous sommes très sollicités! »

La révolution en marche

Concrètement, que fait l’association Old Up?

– Elle organise des groupes de discussions sur des thèmes qui les concernent, pour “reprendre l’habitude d’avoir le droit à la parole”.

Elle propose des formations sur le quotidien au numérique: “Il faut qu’on ait les outils pour participer à la vie en société. C’est indispensable de se former pour rester dans le train, au lieu dêtre plantés là comme des crétins”. Cela va des bornes RATP, à Internet, en passant par l’appareil photo numérique. Le tout est donné par de jeunes étudiants bénévoles.

– Elle “réalise concrètement le fait d’être utile” grâce à des actions. Exemple : la SNCF leur a demandé leur diagnostic sur ce qui est améliorable en terme d’accessibilité dans les gares, même chose dans la recherche médicale ou les gérontechnologies.

 “L’idée est de se rendre utile, désirable et être un atout pour la société. C’est un défi énorme et c’est à nous de réfléchir”, insiste Marie-Françoise Fuchs, qui parle beaucoup de citoyenneté. L’idée, c’est aussi de s’amuser… “Quand je vois qu’on est quarante vieux ensemble et que tout le monde discute et rigole, je me dis que c’est la révolution en marche!”

La grand parentalité n’est pas tout

Avec toujours le futur en tête. “On ne doit pas regarder tout le temps derrière soi mais se tourner aussi vers aujourd’hui et demain, sans nous figer! Oui, avant, il n’y avait pas d’eau chaude, et oui, pendant la guerre on mangeait des rutabagas… C ‘est amusant mais bon ça suffit !” Marie-Françoise Fuchs, parisienne depuis toujours, ne veut pas “se figer dans la transmission”. Si elle reconnaît le rôle “extrêmement utile” des grand parents, elle souligne qu’il faut faire attention, ça ne dure qu’un temps. Un jour, les petits-enfants grandissent et “nous ne sommes plus les partenaires idéales pour aller au ciné. C’est un danger de rester enfermé dans la famille ! Il faut qu’on retrouve un autre milieu dans lequel on s’enracine, on participe à la vie, on élargit son cercle d’amis. D’autant que nous sommes à un âge où les compagnons de vie disparaissent. Ce milieu c’est le monde associatif.”

Toutes ces réflexions ne datent pas d’hier. Médecin de formation, elle a été frappée, lors de ses études, par la façon dont on traitait les femmes – elle évoque les “curetages à vif” – ou les enfants. “Ca m’a poussée à être rebelle, à réfléchir à comment faire évoluer la société et changer le regard qu’elle pose sur certains groupes de personnes”. Les femmes avant, aujourd’hui, les vieux, qui “ont des capacités nouvelles, un regard neuf. Nous devons nous révolter contre l’infantilisation, la banalisation. Quand j’ai fait mes études de médecine, on était 10% de femmes. On s’étonnait que certaines sortent du lot, comme Marie Curie. En fait, il n’y avait que des exceptions. Pour les vieux, c’est pareil; il n’y a que des exceptions. Pourtant, il n’y a pas que Stéphane Hessel ! Il faut que toutes les personnes âgées du quotidien soient considérées comme intéressantes.”

Avis sur : La révolution des vieux est en marche !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Chaque semaine dans votre boîte mail