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Nos enfants devant les écrans : le casse-tête

Sacré casse-tête que de gérer le temps d’écrans de vos enfants, non ?

Nos enfants devant les écrans : le casse-tête

Paru le 11 avril 2017

Ecrit par Mon quotidien autrement

Les études ne sont pas unanimes sur le temps qu’on y consacre chaque semaine, mais toutes arrivent à la même conclusion : nos enfants passent trop de temps devant les écrans. Télévision, ordinateur, tablette, smartphone : le choix est vaste. Selon l’Académie des sciences, avant deux ans, « les écrans non interactifs (télé et DVD) […] peuvent avoir des effets négatifs : prise de poids, retard de langage, déficit d’attention, risque d’adopter une attitude passive face au monde ». Avant six ans, « la possession d’une console ou d’une tablette personnelle présente plus de risques que d’avantages », tandis que chez les adolescents, « un usage trop exclusif d’Internet peut créer une pensée zapping […] appauvrissant la mémoire, la capacité de synthèse personnelle et d’intériorité ».

Quel écran à quel âge ?

Loin de nous l’idée de rejeter les écrans en bloc. D’abord parce que ce n’est pas réaliste. Vous ne pouvez empêcher totalement vos enfants d’y accéder. Et puis parce qu’ils peuvent vraiment avoir du bon, tant d’un point de vue ludique, qu’éducatif, ou pour le développement des capacités cognitives. L’Académie des sciences estime aussi que les supports numériques peuvent favoriser l’acquisition de connaissances et contribuer à la formation de la pensée. Mais il faut respecter certaines règles. Le psychiatre Serge Tisseron a publié  » 3-6-9-12 Apprivoiser les écrans et grandir ». Il y livre quelques conseils à suivre, à chaque âge de la vie de vos bambins.

  • Avant 3 ans : pas de télé, nos enfants ont besoin de construire leur repères spatiaux-temporels

C’est à cet âge que votre enfant construit ses repères spatiaux-temporels. Les sessions devant les écrans doivent donc se limiter à 10 minutes. Il est important que les enfants acquièrent des « compétences narratives » en interagissant avec leur environnement, avant les compétences liées aux écrans (attention, rapidité, réflexion stratégique). Privilégiez les écrans interactifs, toujours accompagné d’un adulte.

 

  • Entre 3 et 6 ans : pas de consoles, nos enfants découvrent découvrent les possibilités sensorielles et manuelles

L’imagination se développe beaucoup à cet âge. Vive le dessin, la pâte à modeler et autres activités manuel ! Les écrans interactifs peuvent être un bon moyen d’éveiller les sens, mais sur des sessions courtes, de 20 minutes environ. Passer trop de temps trop tôt, sur une console, pourrait pénaliser la créativité. Proposez-leur des usages ludiques et éducatifs.

 

  • Avant 9 ans : pas d’Internet seul, nos enfants découvrent les règles du jeu social

Le contrôle parental est toujours nécessaire. Vous devez fixer l’usage, la durée et l’heure d’accès aux écrans. Mais jeux interactifs, émissions télé et autres sites Internet peuvent avoir des vrais plus pédagogiques et éducatifs ! Ne laisser par contre pas vos enfants naviguer seuls sur Internet. Mieux vaut partager ses temps devant les écrans avec eux et s’intéresser à ce qui leur plaît.

 

  • Avant 12 ans : pas de réseaux sociaux, nos enfants ont besoin d’explorer la complexité du monde

Au début de l’adolescence, les écrans jouent un rôle d’intégration sociale. Pas évident pour les parents de poser les limites. C’est aussi le moment de mettre en garde vos enfants sur les « dangers » d’Internet (contenu porno, différences entre domaine public/privé…). Mieux vaut éviter les sessions de plus de 30 minutes consécutives. Essayer, encore une fois de partager ces moments avec vos enfants et de privilégier les jeux à plusieurs.

Instaurer des temps sans écran

Par contre, difficile d’imposer des limites à l’utilisation au sein d’une fratrie. Comment dire au plus jeune de s’arrêter alors que les plus grands continuent ? Pas de solution miracle. On vous conseille simplement d’instaurer des moments sans écran pour toute la famille.

  • Evitez les écrans le matin, même le week-end. C’est le moment de la journée où l’attention volontaire de votre enfant est la plus forte. Les écrans le sur-stimulent, même si leur utilisation n’est que de courte durée.
  • Même chose durant les repas. En discutant avec ses parents ou ses frères et sœurs, votre bambin apprend et développe son langage. Ce qu’il ne peut pas faire si toute la famille a les yeux rivés sur un écran.
  • N’installez pas d’écran dans leur chambre. Au moins jusqu’à l’adolescence. La capacité à s’autoréguler devant les écrans est très faible.
  • Le soir est un moment où il est important de faire l’impasse sur tablette, télé, etc. La lumière bleue qu’émettent ces appareils a un impact direct sur la mélatonine, l’hormone du sommeil. Résultat, il est plus compliqué de tomber dans les bras de Morphée au moment du coucher.

De manière générale, c’est aux parents de montrer l’exemple. Si vous passez votre temps scotché devant votre smartphone, votre ordinateur puis votre télévision, il y a fort à parier que vos marmots adopteront un comportement similaire. C’est parti pour une « digital detox » familiale !

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