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Rosa Tapioca : la mode écolo et responsable

Une créatrice teint ses robes avec des fanes de carottes, des peaux d'avocats et dans une nouvelle machine: le "récupère-couleurs"...

Rosa Tapioca : la mode écolo et responsable

Paru le 30 octobre 2012

Ecrit par Mon quotidien autrement

Privilégier les acteurs locaux et limiter au maximum l’impact écologique. Ces deux principes, Aurélia Wolff en a fait les fers de lance de Rosa Tapioca, la manufacture de mode 100% française qu’elle a lancée en 2008. La jeune créatrice, autodidacte, a toujours eu besoin de « contacts humains pour avancer ». C’est ce besoin qui a fait de Rosa Tapioca, des balbutiements jusqu’à aujourd’hui, une griffe responsable et éco-orientée.

[video:http://www.youtube.com/watch?v=SmMbE9nW3q0]

S’engager pour le « Made in France »

Aurélia a toujours privilégié la proximité. Si aujourd’hui, entreprise et notoriété de marque ont grandi, la démarche, elle, n’a pas changé : tout reste fabriqué en France, en région parisienne pour l’essentiel. «Je me devais de voir comment sont faits nos vêtements, explique-t-elle. Cela me permet de soutenir le ‘made in France’, c’est important ». Un engagement qui a un prix, la confection coûtant bien plus cher dans l’Hexagone. Du coup, la maman de Rosa Tapioca tente de réduire au maximum les marges sur le prix de ses vêtements. Au détriment de son propre salaire, mais au profit de la planète : car quand l’échange de savoir-faire se cantonne à une petite échelle locale, l’impact sur l’environnement s’en retrouve, de fait, réduit.

Récupération de tissus, recyclage de matières

Aurélia Wolff et son équipe ne se contentent pas du « Made in France ». Les tissus et matières utilisés pour donner naissances aux robes, manteaux, chemisiers et autres pièces de Rosa Tapioca sont tous issus de la récupération et du recyclage. La marque utilise aussi des textiles « bio », comme le coton, tout en veillant à ce que ce dernier ne vienne pas de trop loin… Dernier projet en cours de l’écolo-créatrice, lancer une collection de vêtements aux couleurs extraites de teintures végétales 100% écologiques. A l’aide d’ingrédients, tels des peaux d’avocats, des fanes de carottes ou encore des roses fanées, récupérées ici et là chez des « fournisseurs » du quartier, l’entreprise a réussi à concevoir ses propres couleurs pour ses vêtements. Mais, l’usage de cette technique ancestrale prend du temps. Trop de temps.

Des teintures éco-responsables

Aussi, Rosa tapioca, en collaboration avec Mathieu Sandana, un ingénieur textile, ont élaboré le « récupère-couleurs », une sorte de grosse cuve qui permet d’extraire les pigments de couleurs des ingrédients qu’elle reçoit. Pour financer sa fabrication, un appel aux dons sur la plateforme en ligne « kisskissbankbank » a été initié l’été dernier. Alors qu’ils demandaient 1.600 euros, ils en ont reçu plus de 2.000. La machine étant maintenant construite, le plus gros défi à relever est de rendre le tout « productif ». « L’idée c’est d’arriver à généraliser cette technique, ce qui pourra nous permettre de lancer des petites séries de vêtements ». L’enjeu est de taille : le « récupère-couleurs » utilisera cinq fois moins d’énergie et six fois moins d’eau que les industriels pour leurs teintures chimiques.
Alors certes, les vêtements de Rosa Tapioca ont un coût, mais les pièces sont élégantes, rares, voire uniques. De quoi satisfaire un public connaisseur, et de plus en plus concerné par l’éco-responsabilité.

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