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Les vertus méconnues des mauvaises herbes

Elles apportent de la biodiversité dans les jardins et les champs.

Les mauvaises herbes ont des vertus au jardin.

Paru le 11 mai 2021

Ecrit par Déborah

Chardon, coquelicot, ortie, bleuet, plantain… ensemble, ces plantes forment la famille des mauvaises herbes. Elles doivent leur nom si peu flatteur au fait qu’elles poussent là où on ne les attend pas, voire là où on ne les désire pas. En France, on recense environ 1500 espèces d’adventices, leur nom scientifique.

Pourquoi n’aime-t-on pas les mauvaises herbes ?

Dans les jardins comme dans les champs, elles s’immiscent. Apparaissent dans des parterres soignés, reviennent chaque année sur des parcelles pourtant traitées. Et sont donc bien souvent mal-aimées. Dans les jardins, on estime que les mauvaises herbes font « sale », qu’elles sont le signe d’une végétation mal entretenue.

En agriculture, ces plantes peuvent entrer en compétition avec les cultures dans l’accès à la lumière, l’eau ou les nutriments présents dans le sol. En privant les plantes de culture de ces ressources, elles réduisent le rendement de la parcelle. Raison pour laquelle elles sont presque systématiquement supprimées à grand renfort d’herbicide.

Ces « mauvaises » herbes ont du bon

Depuis peu, on redécouvre néanmoins leurs vertus. Et notamment leur potentiel du point de vue de la biodiversité. « Elles sont à la base de chaînes trophiques », explique Sophie Nadot, professeure de botanique à l’université de Paris-Saclay sur France Inter. En d’autres termes, elles constituent des ressources pour d’autres espèces. Leurs graines servent de nourriture aux oiseaux, leur pollen ou leur nectar régalent les pollinisateurs, leurs feuilles sont au menu d’espèces herbivores. Le coquelicot, par exemple, ravit les abeilles domestiques, notamment entre les pics de floraison de colza et de tournesol.

Elles peuvent donc être bénéfiques en agriculture, en maintenant les pollinisateurs ou les auxiliaires de cultures, ces ennemis naturels (coccinelles, vers ou certaines bactéries par exemple), qui régulent les populations de ravageurs (pucerons, certaines chenilles…). Les herbicides peuvent ainsi parfois impacter la production agricole dans le mauvais sens.

Le projet Disco-weed, coordonné par la fondation sur la recherche de la biodiversité, vise justement à mieux comprendre l’impact des adventices sur les systèmes agricoles. Des études réalisées dans le cadre de ce projet ont récemment montré que plus les espèces d’adventices sont diversifiées et abondantes sur une parcelle agricole, plus le nombre de fonctions écologiques – pollinisation, régulation des ravageurs, fertilité du sol – est important. « Elles rendent donc des services indispensables au bon fonctionnement de tous les écosystèmes, y compris agricoles », souligne Sabrina Gaba, directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), en charge du projet Disco-weed, dans Le Monde.

Plus précisément, ce projet a montré qu’une augmentation de la quantité d’adventices pouvait entraîner une baisse de rendement, mais que si cette augmentation était accompagnée d’une diversité plus accrue, le rendement ne baissait pas. Il faut donc varier les mauvaises herbes, puisqu’il est aussi possible de les planter. Et ce qui est vrai pour les champs, l’est aussi pour les jardins !

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Les commentaires :

Je les laisse vivre dans mon jardin /terrasse, regrette de ne pas toutes les connaître et adore les fleurs de pissenlit, seule l’herbe qui ressemble au gazon me gêne un peu. Vive les herbes folles !

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