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J’ai planté un slip pour connaître l’état du sol de mon jardin

Plus les vers ont mangé le coton, plus le sol est bon !

Opération déplantage de slip dans les Hautes-Alpes

Paru le 29 juin 2021

Ecrit par Elsa de Mqa

« Plante son slip » ! Il y a deux mois, j’ai décidé de suivre le conseil, quasi injonctif, de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). « Cette méthode surprenante est déjà utilisée dans de nombreux pays et régions françaises par les agriculteurs. Elle permet d’observer la dégradation d’une matière naturelle par des organismes vivants dans le sol », explique l’Ademe. Pour le dire vite : plus votre culotte sera boulottée, plus votre sol est en bonne santé. « Le sol est une ressource très faiblement renouvelable au sens où sa dégradation peut être rapide (quelques années ou décennies) alors qu’il lui faut plusieurs milliers d’années pour se former et se régénérer », rappelle l’Ademe.

Planté de slip dans le potager parental !

Pleine d’enthousiasme, et aidée de mon neveu, j’ai donc enterré, à 15 centimètres de profondeur, un slip usagé près du potager parental, à Gap dans les Hautes-Alpes. Las, après deux mois d’attente et alors que je pensais que mon slip aurait disparu ( à part les élastiques) entièrement mangé par les vers, bactéries et champignons, celui-ci est ressorti de l’expérience en plutôt pleine forme.

Précisons que le slip en question étant vieux, difficile de savoir si la règle du 100% coton était respectée. « C’est difficile de faire un beau potager ici » m’assure tout de même ma mère. « La terre est très pierreuse, pauvre. » Je contacte l’Ademe pour en avoir le cœur net : « La faible dégradation peut en effet venir d’un tissu qui ne soit pas 100% coton, » me répond-t-on, « mais aussi peut-être du climat de ces derniers mois, très chaud et sec, ce qui a tendance à mettre au ralenti l’activité biologique dans les sols. »

La culotte plantée près du potager.
La culotte plantée près du potager.

 

D’autres que nous ont-ils été plus chanceux ?

C’est le cas de Jérôme Leduc, éleveur de porcs et producteur de céréales (orge, blé, féverole… pour nourrir les bêtes) à Saint Viaud (44). Interrogé par la Chambre d’agriculture Pays de la Loire, il explique : « Ce résultat me conforte dans les pratiques que j’ai mises en place il y a une dizaine d’années maintenant ». Et notamment son utilisation du couvert végétal. Qu’est-ce donc ? « Ce sont des cultures secondaires, semées entre deux cultures principales, destinées à occuper l’interculture dans un objectif agronomique et environnemental », explique le site Le Paysan tarnais. « Ces couverts sont parfois récoltés comme fourrage (ou culture ?), mais ce n’est pas l’objectif principal. »

 

Le slip de Jérôme Leduc, après deux mois dans ses champs.

 

Cette pratique est cruciale pour préserver la vie des sols. « Le sol laissé nu une bonne partie de l’année voit une part non négligeable de ses éléments fertiles emportés par l’eau (érosion hydrique) ou le vent (érosion éolienne). En cas de tempêtes ou de fortes pluies, c’est plusieurs dizaines de tonnes de sol par hectare et par an qui peuvent disparaître et être entraînées vers les cours d’eau qu’ils rendent boueux », explique l’Ademe.

Alors, petit conseil si vous voulez agir à votre échelle : compostez vos déchets et paillez votre jardin pour nourrir la terre !

 


Pour voir le résultat de l’opération « Plante ton slip », clique sur cette carte de France.

 

Avis sur : J’ai planté un slip pour connaître l’état du sol de mon jardin

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