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Que deviennent les hommages aux victimes des attentats ?

L'extraordinaire travail de mémoire des Archives

Que deviennent les hommages aux victimes des attentats ?

Paru le 9 février 2016

Ecrit par Mon quotidien autrement

Habituellement, aux Archives de Paris, restaurateurs et archivistes travaillent à la conservation de documents administratifs, vieux de plus d’un siècle. Mais depuis les attentats de novembre dernier, certains d’entre eux ont une toute autre mission : collecter les dessins, photos, textes, livres et autres objets, rendant hommage aux victimes sur les cinq lieux des attentats, place de la République et sur les murs de la capitale. Au total, plusieurs milliers de documents ont été déposés. Et les Archives souhaitent en conserver un maximum. « Il ne faut se laisser submerger par l’émotion, et ne pas tout lire », raconte Emilie Legrand, restauratrice, dans le Figaro.

L’archivage : un travail de mémoire méticuleux

L’inventaire photographique des hommages a débuté juste après les attentats. Mais les documents n’ont pas été collectés immédiatement, pour permettre aux gens de continuer à se recueillir. Seuls les textes et les images les plus endommagés (en particulier par les intempéries) sont en fait ramassés par les Archives de Paris.

Le processus d’archivage est ensuite réglé comme du papier à musique. Les hommages sont placés dans une camionnette, pour le transport, où ils sont classés du plus au moins humide. Une fois aux Archives, Porte des Lilas, ils sont entreposés dans une salle de tri, où la date et le lieu de prélèvement sont répertoriés. Les documents sont ensuite rapidement séchés sur un papier intissé pour qu’ils ne moisissent pas. Si besoin, ils sont désinfectés dans un caisson pressurisé pour tuer les champignons. Et ils sont ensuite inventoriés.

Un site dédié aux hommages aux victimes

Puis, place à la restauration. L’objectif : réparer les petites déchirures, recoller les morceaux, nettoyer les objets, muni d’un petit aspirateur, d’une brosse et d’une gomme pour retirer la poussière. Une fois toutes ces étapes achevées, les hommages pourront être numérisés. A ces documents, seront ajoutés les registres numériques de condoléances des mairies et les dessins d’enfants des écoles de France et de l’étranger.

Le public et les chercheurs pourront ensuite avoir accès à cette mémoire collective via un site web dédié. Combien de temps ce travail d’archivage demandera-t-il ? Difficile à dire. Plusieurs mois, au moins. Après les attentats de Madrid en 2004, ce travail avait duré six ans.

Charlie Hebdo : les hommages collectés par Harvard

D’autres villes de France, comme Dijon, ont également décidé de conserver les hommages aux victimes des attentats. A Rennes, Saint-Étienne ou encore Toulouse, l’archivage avait déjà été entrepris après les attentats de Charlie Hebdo. Une plateforme, permettant de consulter ces documents a d’ailleurs récemment été mise en ligne par les archives de Toulouse.

A défaut d’avoir été collectés par la Ville ou les Archives de Paris, en janvier dernier, les messages de soutien aux victimes des attentats de Charlie Hebdo sont collectés, depuis l’été 2015 par Havard. La bibliothèque de la célèbre université américaine a lancé « Archives Charlie » pour recueillir les dessins, tweets, tags, pancartes, tracts et autres publications. Une fois ce travail de collecte achevé, des expositions, virtuelles ou réelles devraient être organisées.

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