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À quand la réhabilitation des herboristes ? 

Malgré une mission sénatoriale en 2018, peu d'évolution. 

L'herboristerie de la place Clichy.

Paru le 15 février 2022

Ecrit par Déborah

Pour prendre soin de sa santé au naturel, quoi de mieux que les plantes médicinales. D’autant qu’on ne manque pas de choix en France : pas moins de 120 espèces cultivées et 300 cueillies (sans compter le territoire ultra-marin). Mais où s’approvisionner ? Où trouver les bons conseils ? Sur Internet ? En pharmacie ? En direct chez le producteur ? En magasin bio ? En grande surface ? Il existe bien une profession spécialisée dans la préparation et la vente de plantes médicinales : les herboristes. Mais ils sont rares. 

Ils sont rares car, malgré l’engouement pour la médecine à base de plantes, les herboristes ont un statut à part. Presque à la limite de la légalité. Profession ancestrale, largement répandue au 19e siècle, les herboristes sont même reconnus par un certificat de l’État en 1803. Mais depuis 1941, ce statut officiel a disparu, essentiellement pour laisser le monopole de la vente de plantes à usage thérapeutique aux pharmaciens.

Herboristes : un métier en attente de réhabilitation

Désormais, les herboristes ne peuvent plus se revendiquer comme tels. Et ne sont plus autorisés à commercialiser de plantes médicinales. Ou presque. Depuis 2008, un décret les autorise à en vendre 148 (contre plus de 300 pour les pharmaciens), principalement sous forme alimentaire. Mais le bleuet, fleur a priori banale et sans danger, ne peut par exemple être vendue qu’en pharmacie. Et donner des conseils sur l’usage traditionnel des plantes médicinales n’est pas autorisé pour les herboristes. En principe, impossible pour eux d’affirmer à un client qu’une tisane de thym est conseillée en cas de rhume.

La demande pour la réhabilitation de ce métier est pourtant forte. En ligne, plusieurs pétitions recueillant plus de 100 000 signatures, réclament une nouvelle évolution de la réglementation. Cette reconnaissance permettrait de clarifier une situation de fait très floue. Les acteurs sont multiples (pharmaciens, producteurs, médecins). Les formations sont inégales (diplômes universitaires dont le nombre a doublé ces huit dernières années, écoles « d’herboristerie », modules dans les formations de thérapies complémentaires, formations en entreprise ou sur internet). Le statut même des plantes est complexe. Selon son usage, une même plante peut être considérée comme une denrée alimentaire, un produit cosmétique ou un médicament. 

Une mission sénatoriale aux résultats mitigés

En 2018, une mission sénatoriale, portée par le sénateur Joël Labbé (divers gauche), très engagé sur la question, s’est penché sur le développement de l’herboristerie et des plantes médicinales. 39 propositions ont été émises à l’issue de cette mission. Parmi ces propositions, on peut citer la volonté de : 

  • Inscrire les connaissances et savoir-faire liés à la culture et à l’usage traditionnels des plantes médicinales sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco 
  • Accompagner la structuration d’une filière agricole dynamique en tenant compte de ses spécificités
  • Promouvoir une filière française d’excellence au service du développement durable des territoires et de la biodiversité, avec la création d’un label « Plantes de France » et un engagement en faveur du bio
  • Réhabiliter le recours complémentaire aux plantes médicinales au sein du système de santé : réexaminer la possibilité de remboursement, sensibiliser les médecins au cours de leur formation, introduire des modules pour les vétérinaires, etc
  • Envisager une réglementation propre aux huiles essentielles

Le rapport n’envisage cependant pas la reconnaissance du métier d’herboriste. Tout juste de « poursuivre la concertation » sur ce « sujet sensible ». Car cette cette évolution « reviendrait à reconnaître une réalité de fait, en réponse aux attentes des consommateurs de disposer d’une information sérieuse sur l’usage des plantes médicinales, aujourd’hui omniprésente sur internet mais non canalisée ». Pour autant, « elle suscite des réticences, de la part des représentants des professionnels de santé qui estiment qu’une profession intermédiaire, autonome des pharmaciens, ne serait pas à même de protéger la santé publique en raison des actions complexes des plantes ».

On note tout de même que le réexamen de la liste des 148 plantes dites « libérées » est suggéré. Tout comme l’étude de « la possibilité d’associer » à cette liste les usages traditionnels de ces plantes reconnus et validés concernant les « petits maux du quotidien ».

Mais depuis 2018, la situation a peu évolué.

Avis sur : À quand la réhabilitation des herboristes ? 

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