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La France adore construire des routes

Toujours plus de goudron sur les terres.

Un péage en France. Crédit : Pixabay.

Paru le 15 mars 2022

Ecrit par Elsa de Mqa

Encore une place sur le podium dont on se passerait bien : la France a le réseau routier le plus dense en Europe. Plus d’un million de kilomètres ! La densité ? 16 000 kilomètres de routes par million d’habitants… contre 4 000 en Italie, selon Eurostat (données 2016).

« Malheureusement, cela ne l’empêche pas de continuer d’investir massivement dans des projets d’envergure, tels que le Grand contournement ouest de Strasbourg (GCO) dont le coût total est estimé à près de 600 millions d’euros », déplorait l’association Notre affaire à tous en 2020. Les exemples sont légion : le contournement ouest de Montpellier, celui de Rouen, l’autoroute de Florange

L’effet rebond

Notre pays adore sacrifier des terres agricoles pour couler du goudron et construire toujours plus de nouvelles routes. Or l’équivalent d’un département est « mangé » par l’urbanisation tous les sept à dix ans en France.  L’objectif « zéro artificialisation nette » promis par Emmanuel Macron en 2018 semble lointain.

Oui mais cela réduit les embouteillages, assurent les enthousiastes du bitume. L’argument ne tient pas, à cause de ce qu’on appelle « l’effet rebond », ou « paradoxe de l’efficacité énergétique ». Pour le dire vite : plus ça roule, plus ça roule ! Dès qu’une route se désengorge, plus de personnes l’empruntent, plus de gens s’installent dans les périphéries et utilisent leurs voitures pour aller en ville, etc. Et au final… les embouteillages reviennent. Ce phénomène est étudié depuis le 19e siècle.

Fragmentation des zones d’intérêts écologiques

Dans un avis sévère, l’an dernier, l’Autorité environnementale, une instance indépendante chargée d’évaluer les impacts des grands projets, soulignait d’ailleurs que même avec le GCO, le nombre de véhicules empruntant l’ancien réseau autoroutier desservant Strasbourg « restera très élevé ».

«En Île-de-France, malgré des centaines de kilomètres d’autoroutes et cinq RER depuis les années 1970, le temps de transport des franciliens ne s’est pas amélioré», enchérit Frédéric Héran, économiste spécialiste des mobilités dans Reporterre. Un Francilien met 90 min pour ses déplacements quotidiens, contre 75 min il y a quarante ans. »

Outre l’augmentation du trafic routier, les routes ont de nombreux effets sur l’environnement. Annabelle Berger, de l’Institut français de l’environnement, les liste dans un document :

« La construction et l’entretien des routes absorbent la moitié de la production nationale annuelle de granulats. Un tiers des déchets routiers, essentiellement inerte, est mis en décharge. La circulation mais aussi les travaux routiers contribuent aux émissions nationales de CO2. Le réseau routier provoque une fragmentation des écosystèmes : les liaisons routières principales divisent par 2,5 la taille moyenne des zones d’intérêts écologiques.»

Alors, que faire ? Il y a de nombreux collectifs en lutte contre ces projets routiers. En Normandie, il y a le collectif Non à l’A133-A134, à Marseille, l’association pour la sauvegarde et l’animation du poumon vert de Saint-Mitre, à Brest, le Collectif pour la sauvegarde de la vallée du Restic

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