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Fêtons nous encore le printemps ?

Le 21 mars a sonné le début du printemps, le retour du soleil et des fleurs

Fêtons nous encore le printemps ?

Paru le 25 mars 2011

Ecrit par Renée

Le printemps ? Une vraie renaissance… Et pour cause : « Notre année a très longtemps débuté le 1er mars » rappelle Nadine Cretin, historienne et anthropologue*, spécialiste des festivités en France. En réalité, le jour de l’an au premier janvier est un héritage récent (1564) du roi Charles IX.

Du latin « primus tempus », le printemps signifiait à l’origine le vrai début de l’année, la période où naissent les bourgeons et commencent à se lever les blés. Pour les paysans le printemps rimait avec une promesse : celle de bientôt récolter le fruit de son travail. Une occasion sans pareille pour multiplier les occasions de faire la fête.

« La Saint-Valentin, Pâques, le 1er Avril, la Chandeleur, le Carnaval. Toutes ces fêtes célèbrent la fin de l’hiver, le retour à la lumière! », détaille Nadine Crétin, tout en regrettant la disparition progressive des grandes célébrations rythmées par les cavalcades de chevaux, synonymes du réveil de la terre. « Ces fêtes étaient des moments de sociabilité. Leur disparition dans les villages témoigne de l’avènement de l’anonymat. »

Carnavals

Ces fêtes étaient aussi des conjurations de la mort. Car le printemps n’est pas seulement la saison des jolies fleurs, « c’est aussi une période chargée d’inquiétudes », juge l’historienne. « C’est une saison de fragilité, on ne sait pas encore ce que vont donner les récoltes. On enterre les morts dans la terre, et avec le blé qui se lève, on a l’impression qu’ils vont se réveiller. Les fêtes du printemps témoignent de questions existentielles sur la naissance et l’au-delà. »

Un questionnement que l’on retrouve dans les extravagances de Carnaval, moment unique d’inversion, de travestissement et de renaissances qui permettait d’exorciser les angoisses existentielles en même temps que la période de noirceur et d’austérité de l’hiver. Et si, en ce début de XXI ème siècle troublé, nous sortions de nos sentiers battus, de nos RER et de nos voitures pour retrouver le chemin de ces fêtes ? Une hérésie diront certains. Peut-être, aussi, une nécessité.

** Auteur de « Fêtes des fous, Saint Jean et Belles de Mai » aux éditions du Seuil.

 

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