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On ne naît pas grand-parent, on le devient !

Devenir grand-parent, c'est accueillir un nouvel être dans sa vie mais aussi changer le regard que l'on a sur ses enfants.

On ne naît pas grand-parent, on le devient !

Paru le 25 février 2014

Ecrit par Mon quotidien autrement

Les gazou-gazou d’un nouveau-né, ses yeux rieurs et cette façon unique qu’il a de serrer vos doigts dans ses petites menottes… Et cette terrible sensation d’avoir un pied dans la tombe.

Ne nous leurrons pas : devenir grand-mère ou grand-père, ce n’est pas anodin.  On ne naît pas grands-parents, on le devient ! Rien de bien grave à cela, évidemment, mais il s’agit d’une « crise maturative, comme disent certains psychologues, au même titre que la parentalité qui implique le retour de questions d’identité en tant qu’image que l’on a de soi, image que les autres perçoivent de nous et nous renvoient ».

Victor, 68 ans et « papi » depuis six ans confirme :

« Devenir grand-père, ce n’est pas innocent ! On pense à la mort, à sa propre mort, comme si ce premier bébé signait le fait que, d’une certaine façon, on avait accompli notre mission sur terre. Ce deuil, c’est aussi le deuil de moi en temps que père tel que je l’avais été jusque-là, je me suis dit que je devais changer, je me suis dit que maintenant c’était à la maman et au papa de décider pour leur enfant et pas à moi. C’est la raison pour laquelle je ne voulais pas dire « notre » Louis parce que je ressentais ce « notre » comme étant une appropriation de l’enfant au détriment de la maman mais aussi du papa et de la famille du papa ».

Pour la psychologue Tamara Bydlowski, « ce ‘coup de vieux’ est souvent motivé par l’image que l’individu a de ses propres parents devenus grands-parents et/ou de ses grands-parents tels qu’il les percevait enfant ». Mais aujourd’hui, « le sentiment de grimper un degré dans l’échelle des générations est d’autant plus paradoxal qu’on devient en moyenne grands-parents entre 50 et 55 ans. On se sent encore en pleine forme, beaucoup de grands-mères et grands-pères sont actifs professionnellement et au sommet d’une carrière qu’ils ont bâtie et à laquelle ils sont attachés. »

On « rejoue » au parent

Selon les auteurs de Couple conjugual et couple grand-parental,  « la pratique, l’exercice et l’expérience de la grand-parentalité en couple autorisent une réélaboration de l’expérience parentale. La grand-parentalité va pouvoir favoriser une reprise de l’expérience passée : s’occuper d’un enfant pour (re) »jouer » au parent et, dans le même temps, s’offrir une chance d’une (re)lecture de sa propre histoire. »

Victor parle lui de « respect ». «  Le « nouveau père » que je devenais se devait d’accompagner ma fille dans son devenir de maman, ne pas lui dire en permanence :  « Tu devrais faire ceci ou cela » mais la laisser libre et même la conforter au maximum dans ses choix. Je me disais qu’il était important qu’elle prenne confiance dans sa capacité à être mère et que c’était ça le plus important. Finalement, je suis resté père mais je suis devenu le père d’une maman. »

Pas si facile au final. Parce qu’être grand-parent, c’est toujours trouver la « juste place » : être à la fois présent et suffisamment absent, de n’être ni usurpateur ni indigne. On fête bientôt la fête des grand-mères (le 2 mars) alors pensez-y ! On ne naît pas grand-parent, on le devient…

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