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Certification HVE, label bio : quelles différences ?

Des impératifs d'un côté, pas de l'autre.

HVE, bio, quelles différences ? © DR

Paru le 10 octobre 2022

Ecrit par Mathilde de Mon Quotidien Autrement

Entre tous les labels et certifications, il y a parfois de quoi perdre la tête. La certification HVE (Haute valeur environnementale) est de plus en plus mise en avant sur des produits alimentaires. Mais quels sont ses points communs et ses différences avec le label de l’agriculture biologique ? On fait le point.

1) Point historique

Pratiquer une agriculture qui n’utilise pas de produits chimiques de synthèse a toujours existé. Dès l’industrialisation de l’agriculture à partir des années 1950, certains ont refusé ce système, mais ils étaient très peu nombreux. C’est surtout à partir des années 1970, au moment de l’éveil à la conscience écologique, qu’une filière dédiée à l’agriculture biologique s’est mise en place. En 1985, un label est venu encadrer ces pratiques : le label AB, géré par le ministère de l’Agriculture. Il s’est depuis aligné sur le label bio européen. L’histoire de la certification HVE est plus récente : elle est née en 2011, à l’issue de discussions lors du Grenelle de l’Environnement de 2007 puis d’expérimentations. Le logo HVE est apparu pour la première fois en 2014.

2) Une différence de définition

Pour obtenir la certification HVE,  il n’y a pas d’impératifs ni d’interdictions. Il faut au moins réunir 10 « points » dans ces quatre catégories : préservation de la biodiversité, stratégie phytosanitaire (pesticides), gestion de la fertilisation des sols et de l’irrigation. Ou bien consacrer moins de 30 % de son chiffre d’affaires à l’achat d’« intrants » chimiques. L’idée est de valoriser les bonnes pratiques agricoles, quel que soit le mode de production. C’est également le ministère de l’Agriculture, qui gère cette certification.

Le cahier des charges de l’agriculture biologique est, lui, plus restrictif. Celui-ci interdit clairement l’usage des intrants chimiques de synthèse et exige par exemple un accès permanent à des espaces de plein air pour les animaux.

3) Plusieurs alertes

En mars 2022, la Commission européenne a pointé du doigt « le faible niveau d’ambition environnementale et climatique proposé » par le ministère de l’Agriculture français et notamment l’octroi de subventions « vertes » à des labels peu exigeants comme la certification « haute valeur environnementale », tandis que la fin des aides au maintien de l’agriculture bio avait été adoptée. En décembre 2020, quatre organisations syndicale et associative – la Confédération paysanne, Agir pour l’environnement, le Synabio et la fédération France nature environnement, qui a pourtant été l’un des instigateurs du label – ont dénoncé en commun « l’illusion de transition agroécologique » que constitue cette certification, parce que, selon eux, elle n’entraîne pas nécessairement des changements dans les pratiques.

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