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Le care ? Prendre soin des autres et de la planète n’est plus vu comme nunuche

Théâtre Massalia / Flickr

Paru le 24 mai 2022

Ecrit par Elsa de Mon Quotidien Autrement

Connaissez-vous le care ? Ce mot anglais, que l’on peut traduire par « soin », « sollicitude », est sur bien des lèvres depuis le début de la pandémie de Covid-19. Pour la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury, une société du care serait une société où l’on valorise « tous les métiers de la solidarité, tous les métiers de la proximité, qui font lien, tout ce qu’on appelle le capital social ».

Des métiers très importants non valorisés

Car comment expliquer que ces tâches si importantes soient aussi peu valorisées ? Qu’elles soient réalisées principalement par des femmes fort peu payées, issues de milieux défavorisés ? « Depuis toujours, on méprise le care, associé à un travail domestique, fourni gratuitement par les femmes – s’occuper des enfants, de la maison, des vieux et des malades », résumait la philosophe Sandra Laugier, une spécialiste du sujet, dans Reporterre. Le care n’est bien sûr pas assuré seulement par les femmes, mais ce sont elles qui sont les plus nombreuses, dans les crèches, auprès des personnes âgées, elles qui prennent soin des plus vulnérables.

Tenez, feuilletons la presse locale. A Tarbes, La Dépêche nous parle des accompagnants d’élèves en situation de handicap (Aesh): « On nous impose des temps incomplets, entre 20 et 24h par semaine, pour un salaire moyen de 700 euros, ce qui nous oblige à cumuler un second emploi, quand on le peut », témoigne l’une d’elles. Plus de 60% des Aesh se verraient effectivement imposer un temps partiel.

Ou penchons-nous sur le dernier succès de librairie : Les Fossoyeurs (Fayard, 2022), vendu à 225 000 exemplaires ! Le livre de Victor Castanet n’est pourtant pas glamour puisqu’il s’agit d’une enquête sur le fonctionnement du leader mondial des Ehpad Orpéa.

Revaloriser le soin à autrui et à la planète

France 3 a interviewé une employée du groupe, qui confirme les dires du journaliste.  Chaque matin, les aides-soignantes disposent de quatre heures pour effectuer “entre 15 et 17 toilettes”, précise-t-elle. “Avec certains résidents, ça pouvait aller vite. Mais d’autres ont des démences séniles comme de l’Alzheimer, ou des séquelles suite à des AVC… bref tout ce que l’on peut trouver en Ehpad. Il aurait fallu prendre le temps avec eux ! Mais c’était impossible, donc c’était du travail mal fait.”

Mais le care dépasse le féminisme, comme on l’a vu avec la pandémie. Si revaloriser le soin à autrui est urgent, revaloriser le soin à la planète l’est tout autant. Le care montre que nous ne sommes qu’interdépendances, relations aux autres et à notre environnement. Militons pour une éthique de la vulnérabilité !

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