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Ça fait réfléchir

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Qu’est-ce que cachent nos vêtements ?

Ethoxylate de nonylphénol, formaldéhyde, diméthylfumarate et autres substances toxiques ont tous rendez-vous dans nos dressings.

60 % des nos vêtements sont composés de fibres synthétiques. © Rubbermaid Products

Paru le 13 novembre 2018

Ecrit par Déborah

Ça fait réfléchir

Ethoxylate de nonylphénol, formaldéhyde, diméthylfumarate… Ces noms barbares sont ceux des substances toxiques qui se cachent dans notre garde-robe, par ailleurs composée à 60 % de fibres synthétiques, comme le polyester ou l’élasthanne, des matières issues en très grande majorité du pétrole.

Des substances toxiques dans nos vêtements

Ces substances peuvent entraîner irritations, pathologies asthmatiques, voire cancers. Et on les retrouve dans tous nos habits ou presque. Leur rôle ? Rendre nos tenues plus souples, plus résistantes, infroissables, imperméables, ininflammables, anti-tâches ou même anti-transpirantes pour les articles de sport. En 2016, Greenpeace avait testé les produits des marques outdoor The North Face, Jack Wolfskin, Patagonia, ou Salewa. 90 % d’entre elles contenaient des substances chimiques dangereuses. En 2012, un autre rapport de l’ONG environnementale, s’intéressant au prêt-à-porter, arrivait au même constat : 63 % des articles analysés, chez des marques comme C&A, Mango, Levi’s, ou Zara, contenaient des éthoxylates de nonylphénols (NPE) ainsi que d’autres substances comme des colorants azoïques ou des phtalates toxiques.

Et pourtant il y a du mieux

Les grandes entreprises font désormais des efforts pour fabriquer des vêtements plus respectueux de l’environnement et de la santé. Toujours selon Greenpeace, qui a publié un nouveau rapport en juillet dernier, vingt-neuf marques de mode, parmi lesquelles Esprit, H&M, Benetton, Burberry, se sont engagées à réduire leurs usages et rejets de produits chimiques dangereux d’ici à 2020. Ensemble ces entreprises représentent 15 % de la production mondiale de vêtements. Parmi les actions prioritaires, l’élimination des onze groupes de substances particulièrement nocives, une traçabilité accrue, l’arrêt total de l’utilisation de composés perfluorés (PFC), perturbateurs endocriniens avérés, qui interfèrent avec le fonctionnement de la thyroïde et les œstrogènes.

Une réglementation à la traîne

Pour voir de réelles améliorations, une réglementation plus stricte serait nécessaire. L’Europe a bien mis en place la norme Reach, qui détermine les substances interdites et les taux maximum autorisés, mais elle est mal appliquée et manque de vérification. « La probabilité qu’un conteneur soit contrôlé est inférieure à 1 % », expliquait Emmanuelle Butaud-Stubbs, déléguée générale de l’Union des industries textiles, en 2014, dans Dossier familial.

Par ailleurs, la réglementation fait défaut pour certaines substances. L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a recommandé cette année d’abaisser le maximum réglementaire de chrome 6 autorisé dans les articles en cuir, car des réactions allergiques ont été observées en dessous de ce seuil. Elle préconise également de fixer un maximum pour le nickel dans les textiles.

Éviter les substances toxiques au quotidien

Voilà quelques conseils simples pour ne pas être trop exposés à ces composés nocifs :

  • Lavez toujours vos vêtements avant de les porter.
  • Privilégiez les fibres naturelles, avec des labels écologiques.
  • Évitez les vêtements avec des motifs en plastique.
  • Méfiez-vous des habits anti-odeurs, anti-transpirants, infroissables, etc.
  • Achetez d’occasion : les composés toxiques seront moins présents que dans le neuf.

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