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Le bocage breton va-t-il renaître ?

Depuis les années 1960, il avait été systématiquement arraché. Aujourd'hui, 20 millions d'euros ont déjà été consacrés aux replantations.

Le bocage breton. © Rhian

Paru le 24 mars 2020

Ecrit par Déborah

Composé de prairies, de pâturages, de vergers – parcelles délimitées par des haies –  le bocage a la vie dure. Depuis les années 1960, la trame bocagère est passée de 250 000 km à 100 000 km. Et la Bretagne, territoire très agricole, est particulièrement touchée par ce démembrement. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, la volonté de modernisation des pratiques agricoles (agrandissement des champs, mécanisation, hausse de la productivité) a mis à mal ce paysage rural.

Les vertus écologiques du bocage

Ces paysages, apparus au Moyen Âge, ont pourtant de multiples vertus :

  • ils freinent la vitesse du vent ;
  • ils favorisent la biodiversité en jouant le rôle de corridor écologique ;
  • ils servent de refuge au bétail et autres animaux ;
  • ils améliorent la qualité de l’eau, en facilitant son infiltration dans le sol et en limitant les transferts de polluants vers les cours d’eau ;
  • ils limitent le ruissellement et l’érosion du sol ;
  • ils permettent de valoriser la production de bois.

Depuis un peu plus d’une décennie, on reconnaît à nouveau ces bénéfices. Le programme Breizh Bocage, financé par l’Union européenne et les collectivités locales vise justement à recréer ces haies bocagères. « Depuis 2008, l’ensemble des syndicats de bassins versants de la région ont négocié avec les agriculteurs l’implantation de plus de 3 500 kilomètres de nouveaux talus, avec comme argument principal, la reconquête de la qualité de l’eau », rapporte un article du Monde. Plus de 20 millions d’euros ont été débloqués pour cette opération qui ne demande aucune participation, financière ou pour la plantation, de la part des agriculteurs concernés.

Un bocage qui continue à décliner malgré les replantations

Et pourtant, le bocage continue à perdre du terrain, en raison de leur vieillissement et de leur arrachage. Pour Terres et Bocages, association qui aide les agriculteurs volontaires lors de chantiers participatifs de plantations, c’est l’implication financière et physique du paysan qui garantit que la haie sera bien entretenue sur le long terme.

Heureusement, certains signes pointent vers une revalorisation du bocage. D’abord, l’empiétement des haies n’est plus déduit de la surface agricole dans le calcul des subventions de la politique agricole commune (PAC) européenne. Et lors de l’élaboration des plans locaux d’urbanisme (PLU), les communes peuvent classer les talus pour leur intérêt patrimonial ou écologique, bloquant ainsi les arasements automatiques.

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