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Une nouvelle race de paysans à la ferme de Terre rouge

Cette ferme collective est détenue par une association. Elle a besoin de vos dons.

ferme collective terre rouge

Paru le 25 février 2019

Ecrit par Elsa de Mqa

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C’est une belle histoire, humaine et politique, qui est en train de s’écrire. Les protagonistes : sept paysans et producteurs. Le décor : une ferme collective à Ambert dans le Puy de Dôme. Et en personnages secondaires : des vaches, des cochons, des poules…

Tout commence il y a un an et demi. François Augrandenis, qui élève des vaches laitières depuis une vingtaine d’années, explique : “J’arrivais à un moment où j’avais moins envie de travailler seul et j’arrivais au terme du remboursement de mon emprunt. J’avais envie de partager la ferme, notamment avec des jeunes qui ont envie de s’installer dans la région mais ne peuvent pas accéder au foncier.”

Surtout qu’il lui a toujours semblé que l’activité agricole est collective par essence, car beaucoup de tâches sont pénibles à effectuer seul. Et puis cette ferme collective, c’était aussi l’occasion de se diversifier : élevage d’agneaux, de cochons, de vaches, potager, verger…

Concrètement, ça veut dire quoi ? Fini l’obstacle majeur du rachat à chaque génération : le groupe a décidé de séparer la propriété de l’usage, et c’est un fonds de dotation, “Le Roncier”, qui sera propriétaire. Pour cela, ils font un appel aux dons : si vous voulez contribuer à l’achat d’une ferme collective et ainsi promouvoir l’agriculture saine, durable et écolo, cliquez ici ! Le groupe va compléter la somme avec un emprunt. Pour l’instant, le projet de ferme de Terre rouge a récolté près de 37 000 euros, et ils ont encore besoin de 85 000 euros pour finaliser l’achat.

Lutte contre la désertification rurale

“Si jamais notre groupe pour x raisons se casse la gueule, on ne voulait pas mettre en risque le lieu. On veut qu’il reste définitivement et pour plusieurs générations un lieu agricole. Le fonds de dotation garantit que ce soit une ferme écolo tout le temps”, résume François. Les paysans se succèderont – il suffira de payer une cotisation – sans que cela n’ait d’impact sur le projet : c’est l’assurance que la ferme reste une ferme, écolo et solidaire, et ne devienne pas un lotissement ou un supermarché.

Chaque année, le groupe vérifie que les différents producteurs respectent leurs engagements – pas d’engrais chimiques, mise en place de chantiers collectifs… Et les membres payent une cotisation à l’association qui entretient le lieu et rembourse l’emprunt. C’est ce que font Mylène et Martin, qui se sont associés pour élever des vaches laitières, Estela qui est boulangère ou bien Emile et Boris, maraîchers.

Sur place, les producteurs ne vivent pas en communauté. “Il y a une cuisine collective mais des habitats séparés. On passe déjà beaucoup de temps ensemble, on partage le même lieu mais le soir chacun a un habitat indépendant soit sur la ferme soit en dehors de la ferme”. Pour autant, il ne s’agit pas que d’un lieu de vie agricole et professionnel : jardin, poulailler et verger collectif, ateliers de mécanique ouvert à tous – un pro vient et tout le monde apprend ensemble à réparer sa voiture…

Pour en savoir plus sur la ferme de Terre rouge : fermecollectivedeterrerouge.com

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