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A quand un vrai congé paternité ?

Des pères prêts à pouponner.

Les pères veulent plus de temps avec leur nouveau-né. © Raphael Goetter

Paru le 24 avril 2018

Ecrit par Déborah

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A peine ont-ils le temps de se faire à l’idée de l’arrivée de ce petit être dans leur vie qu’il est déjà l’heure de retourner travailler. Et de laisser leur conjointe gérer seule couches, biberons et rototos.

Les pères n’ont que peu de temps pour faire connaissance avec leur progéniture et s’approprier leur nouveau rôle : un congé de naissance de trois jours, auquel vient s’ajouter un congé paternité de onze jours (week-ends et jours fériés compris).

Un congé trop court pour les pères

Sept paternels sur dix environ profitent aujourd’hui de ce congé. Mais ils sont de plus en plus nombreux à trouver qu’il est bien insuffisant. « J’ai eu l’impression d’abandonner [ma compagne], d’entériner le fait qu’elle avait une nouvelle identité, être mère, et moi une autre, ramener de quoi nourrir le foyer », confie Luc, père de 33 ans, dans l’Express. « Si tu t’arrêtes peu de temps, tu seras forcément moins doué que la mère pour des choses très simples, comme changer une couche. C’est ainsi que naissent les inégalités », explique Louis, un autre papa.

Selon une étude réalisée par Yougov France pour le Huffington Post en février 2018, 61 % des parents souhaitent un allongement de la durée du congé paternité. Les raisons en faveur de cette prolongation ? « Important pour aider les mères » (89 %), mais aussi pour « créer un lien avec l’enfant (88 %) et mieux répartir les tâches ménagères et familiales » (82 %).

Les solutions de rafistolage

Certains pères s’octroient déjà plus que les onze jours réglementaires à la naissance de leur marmot. Mais c’est un vrai parcours du combattant. Il faut alors cumuler jours légaux, congés payés, RTT et avoir une direction conciliante. D’autres optent pour le congé parental. Mais avec une rémunération d’un peu moins de 400 euros par mois, il est loin d’être une solution idéale. Seuls 4 % des pères font ce choix.

Ailleurs, comment ça se passe ?

Ailleurs en Europe, consacrer du temps à son nouveau-né et sa famille n’est pas toujours un tel casse-tête. En Norvège, les pères bénéficient d’un congé de quatorze semaines, pendant lequel leur salaire est maintenu. Au total, le congé parental atteint quarante-neuf semaines, en cumulant les droits des deux parents. En Finlande, il est de neuf semaines. Deux semaines en Bulgarie et au Royaume-Uni. Bien sûr, il y a également des pays où c’est pire : deux jours en Grèce ou chez nos voisins italiens…

Vers un allongement du congé paternité

En octobre dernier, le magazine Causette a lancé une pétition, signée par une quarantaine de personnalités (des hommes, surtout), dont Julien Clerc, Oxmo Puccino, Jean-Pierre Darroussin ou encore Cyril Dion, pour demander un allongement du congé paternité. Pétition qui a recueilli plus de 49 000 signatures.

Ces réclamations semblent avoir été entendues ! Le gouvernement devrait se prononcer en juin sur un éventuel allongement. Quatre semaines ? Six semaines ? Obligatoire ou optionnel ? Pour l’heure, rien n’a été défini. Mais la situation devrait s’embellir à l’avenir pour les pères désireux de consacrer plus de temps à leur nouvelle petite famille.

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