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Accueil paysan, pour des vacances autrement

Allez en vacances chez des "paysans heureux". Un réseau de 1.200 adresses en France et à l'étranger

Crédit Accueil paysan

Paru le 25 juin 2019

Ecrit par Elsa de Mqa

Région : Toute la France

Testé et approuvé par MQA

Se lever au son des bêlements, boulotter des fraises sur pieds, papoter de tout et de rien avec des paysans qui vous ont proposé le logis… C’est l’idée toute simple d’Accueil paysan. Si l’agritourisme est aujourd’hui en pleine expansion – le tourisme rural représentait un tiers de la fréquentation touristique française en 2016 – cette association est née il y a trente ans.

« La campagne à bras ouverts pour des vacances autrement », annonce le site. Des vacances autrement ? « L’idée du mouvement, c’est de ne pas privilégier des vacances luxueuses, il n’y a pas forcément de jacuzzi! », s’amuse Diane Gaillard, chargée de la communication. « On privilégie l’échange humain, le fait que les gens se retrouvent à la ferme. Il n’y a pas de modification ou d’embellissement par rapport au quotidien des paysans. Les gens sont avec eux, le but est d’avoir un partage et un échange. » Tous les paysans doivent signer une charte éthique avant d’adhérer à l’association et de faire partie du réseau. Et pas besoin d’avoir un statut d’agriculteur, il suffit d’un lien à la terre… Et la volonté de le partager. Résultat : vous pouvez dormir en chambre d’hôtes, en gîte, en camping à la ferme, en auberge, en ferme équestre…

Pierre-Jean Bartheye, adhérent et coprésident de l’association, nous en dit plus.

Pourquoi Accueil paysan a-t-il été créé, il y a trente ans ?

L’association a été créée près de Grenoble, pour venir en aide à l’agriculture de montagne. Il fallait que les paysans diversifient leurs pratiques pour arriver à survivre dans des lieux où l’agriculture n’est pas évidente, et peut difficilement s’intensifier. Et tant mieux, vu les excès que l’on connaît. On défend depuis le début le respect de l’humain, de l’environnement, des animaux… Il n’y a aucune obligation d’être en bio, même si c’est une réalité majoritaire dans notre réseau.

Famille en accueil au Mas des Anes à Vaunavey-La-Rochette. Crédit Juan Robert

« Diversifier », c’est donc proposer de l’accueil.

Pas forcément. Il y a l’accueil et aussi la vente de produits en direct. Longtemps, c’était cela l’agriculture ! Pour valoriser les produits, ils sont vendus au marché, à la ferme, ou à la table des gens qui vous accueillent. Par exemple, en Aveyron, il y a une toute petite ferme de 16 hectares, que l’on disait non viable économiquement. Eh bien, les paysans valorisent toute leur production grâce à leur chambre d’hôtes. Et ils vivent bien. J’aime à dire que nous sommes des paysans heureux. C’est une profession avec beaucoup de suicides, souvent parce que les agriculteurs sont acculés économiquement, forcés à faire des pratiques dont ils ne sont pas fiers.

Nous, on a une politique de prix bas. On se veut accessible à tous. On propose un prix juste, pour celui qui vient et celui qui accueille, dans le respect et l’échange. En fait, on défend des pratiques respectueuses, qui sont aujourd’hui dans l’air du temps.

Vous parlez d’« éducation populaire » sur votre site. Comment cela se traduit-il ?

C’est un réseau à taille humaine. Les adhérents, tous paysans, en conservent la maîtrise, et ça ne veut pas dire qu’on ne s’appuie pas sur des professionnels ! Mais ce n’est pas une offre de service délivrée par des techniciens. On est là parce qu’on y croit. Cela s’inscrit dans un projet de société global. On veut porter un modèle de société, au-delà de juste vouloir faire venir des gens chez nous… Je parle beaucoup d’échange, car quand vous venez, ce n’est pas juste pour consommer. Vous allez vous intéresser à nous, et nous à vous. Très souvent les gens deviennent des copains. Bon, des copains qui continuent de payer leurs vacances quand ils viennent chez nous !

Est-ce qu’il s’agit d’un nouveau métier, de « nouveaux » paysans ?

Quelque part, on veut redonner du sens à ce métier là. Pas juste produire, basiquement. On revient un peu vers le paysan classique avant l’industrialisation de l’agriculture, mais en même temps, c’est un métier nouveau car il y a des profils énormément différents. Dans les formations agricoles, il y a majoritairement des gens qui ne sont pas issus du monde agricole ! D’ailleurs, globalement, je ne dis pas du tout que « c’était mieux avant ». Il y a des technologies de pointe très intéressantes aujourd’hui. Seulement, certaines technologies utilisées ont été catastrophiques. L’éducation populaire, c’est aussi ça : transmettre aux gens qui viennent pourquoi on utilise telle ou telle pratique.

Pour découvrir les 1200 adresses en France et à l’étranger proposées par le réseau Accueil paysan, cliquez ici !

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