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Des gens qui se bougent

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Railcoop, l’initiative citoyenne qui va relancer les trains

Première ligne relancée : Bordeaux-Lyon.

Flickr / 
sringsmuth

Paru le 20 octobre 2020

Ecrit par Elsa de Mqa

Adeptes des trains, wagons, chemins de fer, des longs voyages où l’on se perd dans le paysage, voici une alternative qui devrait vous ravir. L’idée est toute simple : il s’agit de relancer des lignes de train abandonnées par la SNCF. Vous savez, celles que l’on rechigne à financer parce qu’elles ne seraient pas rentables, et qu’on sacrifie trop souvent.

C’est là qu’intervient Railcoop, une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Basée dans le Lot, elle entend relancer les trajets province-province et le fret (et ainsi réduire notre dépendance à la voiture). Sachez que 90 % des Français résident actuellement à moins de 10 km d’une gare mais que​ 30 % des gares existantes sont non desservies. En plus, le réseau actuel sert en priorité les grandes villes et les axes Paris-Province.

La société va commencer par relancer – dès 2022 –  la ligne Bordeaux-Lyon, supprimée en 2014, qui contourne le Massif central par le nord. « Certes, la SNCF l’a fermée en disant qu’il n’y avait plus assez de voyageurs. Mais elle n’investissait plus. Si vous ne proposez pas un service performant en matière de confort et de ponctualité, vous découragez les gens », argumente dans Reporterre Alexandra Debaisieux, membre de la direction collégiale de Railcoop. Et dès 2021, la société proposera du fret ferroviaire, toujours sans subvention publique.

 

 

 

Comment est-ce possible ? Grâce à l’ouverture totale à la concurrence du transport ferroviaire en France. Généralement, elle est synonyme de bien des désavantages – tenez, au Royaume Uni, le prix du billet de train a augmenté en moyenne de 117 % depuis la privatisation du rail. Mais certains citoyens ont décidé de s’en emparer pour proposer une aventure collective. Une idée dans l’air du temps : écologie oblige, les trains sont à nouveau à la mode. Et l’Etat a même promis de consacrer un budget à la relance des petites lignes et des trains de nuit. Une bonne nouvelle pour Railcoop, qui n’entend pas concurrencer les différents opérateurs ferroviaires sur des lignes existantes.

Pour l’instant tout roule pour Railcoop. Elle compte plus de 2.000 sociétaires, qui possèdent chacun une voix lors des prises de décision en assemblée générale (si vous voulez devenir sociétaire – une part coûte cent euros – cliquez-ici). Le statut de SCIC impose de réinvestir au moins 57,5 % des bénéfices ? « Nous, ce sera 100 % », prévient d’emblée le directeur général Nicolas Debaisieux interrogé par le Point.

Seule embûche : il faut bien posséder des trains pour les faire rouler ! « Une rame de train coûte 11 millions d’euros, et nous en avons besoin de six. Les loueurs nous demandent des garanties de la part d’acteurs publics et de banques. On est en train d’activer différents leviers pour les trouver et faire rapidement la commande du matériel ferroviaire pour qu’il soit livré en juin 2022 », répond Alexandra Debaisieux interrogée par Carenews.

 

Avis sur : Railcoop, l’initiative citoyenne qui va relancer les trains

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