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Des gens qui se bougent

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Permaculture, humanitaire et tourisme en Casamance

Le village de Kabadio peut vous accueillir.

Le jardin en permaculture a été initié entre 2000 et 2004.

Paru le 27 novembre 2018

Ecrit par Valérie Blet

En 2000 à Villefranche-sur-Saône (69), naissait l’association « Il Était une Fois une Rencontre » ou « IEFR » de la volonté de Benjamin Jayr, alors en recherche de missions au Sénégal, se découvrant une passion pour l’Afrique. A son retour, Benjamin, 22 ans à l’époque, crée l’association, met en place des séjours participatifs créant des liens et des projets de partage et de fraternité avec un petit coin d’Afrique de l’Ouest, en Casamance.

A Kabadio, village ancestral enclavé entre les terres, la route goudronnée et l’océan, quelques quatre mille personnes réparties dans plus de deux cents maisons, vivent au rythme des saisons avec deux préoccupations majeures : la nourriture et l’exode de sa jeunesse (65% des habitants ont moins de 15 ans). Les quartiers catholique et musulman y vivent en harmonie et les groupements de femmes sont une force colossale dans ces contrées.

Durant 18 ans, à la tête d’IEFR, Benjamin va initier et organiser plus de cent cinquante séjours humanitaires dans le village de Kabadio. Des projets préparés en France et des missions aussi diverses que monter une savonnerie, créer une coopérative de pêche, fabriquer des pirogues, un dispensaire, acheminer une ambulance mais aussi mener des actions autour de la culture, du handicap, de la vidéo, du sport, du soutien scolaire, de l’apprentissage d’un métier jusqu’à la mise en place de la permaculture.

Puits, manguiers et GIE

« De 2000 à 2004, explique Benjamin, nous avons initié de nos mains le lieu « Bindoula » – la place de la rencontre, en langue mandingue -, avec mon amie Anne et Ango, le jeune « broussard » chez qui je suis arrivé la première fois et qu’elle a épousé depuis. Nous avons commencé par un puits, une clôture puis une case ronde avec un terrain d’expérimentation pour jardiniers en herbe. Puis, nous avons planté des agrumes et des manguiers, accueilli un groupement tribal de femmes agricultrices afin de soutenir leur activité maraîchère. Au fur et à mesure des séjours, nous avons pris des chemins en faveur de l’agro-écologie. Mais nous sommes arrivés au bout de ce que l’associatif peut porter. La population de Kabadio tend à se prendre en main, à refuser l’assistanat tout en acceptant l’aide utile et humaine, ce qui a logiquement conduit à dissoudre l’association IEFR afin que les jeunes concernés et actifs puissent aller plus loin et créer leur GIE (groupement d’intérêt économique).

« Bindoula », le poumon du village

« Bindoula » compte aujourd’hui quatre terrains. Le jardin de 120 m² est clôturé naturellement avec le puits à l’entrée. On y trouve un séchoir solaire pour les plantes, un vermicomposteur tenu par deux jeunes femmes du groupe, des logements (douze lits), une maison pour la famille vivant sur place, un espace formation.

Dans la tradition permacole, s’y trouve aussi un mandala-garden, c’est-à-dire une structure de jardin potagère circulaire, avec plusieurs accès et sorties, placée sur une butte pour faciliter l’arrosage, le paillage, les échanges racinaires et la récolte, garder l’humidité et optimiser la surface agricole. Les plants d’artémisia annua (pour lutter contre le paludisme) achetés auprès de l’ONG Anamed en faveur de la réintégration des plantes traditionnelles, ont bien poussé depuis, ainsi que de nombreuses pépinières en sachets. Nous avons lancé une plantation de moringa, plus proche de la maison. Cette légumineuse fourragère très résistante (appelée aussi « never die ») possède plusieurs vertus alimentaires et médicinales.

Les objectifs de ce jardin sont de vivre du lieu : en favorisant l’accueil et les échanges à toutes les échelles, en hébergeant et commercialisant les productions. Le jardin vivrier doit permettre un apport quotidien de denrées et proposer des produits au marché du village.

 Cette dynamique vous pouvez en faire partie !

Dans la continuité de l’aventure, le GIE Bindoula, en collaboration avec la « Caravane de la permaculture » offrent la possibilité de participer aux prochains Ateliers-Rencontres à Kabadio. C’est une occasion originale de découvrir la Casamance, sa culture et ses traditions et d’apprendre un peu de la philosophie de la permaculture tropicale. De la création d’habitats éthiques aux techniques de régénération des sols, elle est une des solutions pour retrouver un équilibre dans nos écosystèmes, aujourd’hui interdépendants face aux enjeux climatiques. Ici comme dans d’autres pays d’Afrique, la population est directement touchée par les injustices de la mondialisation : pillage des ressources premières, mangrove asséchée, gain des eaux sur les terres, déforestation massive… La permaculture permet de lutter contre l’exode de la jeunesse en lui permettant de travailler le sol autrement et d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.

Vous pouvez aider les jeunes villageois à poursuivre cette dynamique solidaire en participant à la collecte de fonds sur Hello Asso « En route pour Permakabadio 2018 ».

Vous pouvez aussi choisir de partir vivre ces Ateliers-Rencontres, ouverts à douze participants francophones internationaux, du 3 au 12 décembre pour un prix en conscience de 400 à 600 € (hors billets d’avion) selon vos ressources, comprenant l’accueil, la nourriture, l’hébergement, les déplacements internes, la formation, le visa pour la Gambie et la visite du jardin botanique Art Oasis au village de Kafountine.

 

Lien utile pour la collecte et le séjour :

https://www.helloasso.com/associations/il-etait-une-fois-une-rencontre/collectes/en-route-pour-permakabadio-2018

 

Lien vers le Teaser du DVD Permakabadio 2017 : https://youtu.be/lYZU1TltajM

Suivez @permakabadio sur Facebook

sur instagram#permakabadio

Avis sur : Permaculture, humanitaire et tourisme en Casamance

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Les commentaires :

Immense gratitude et merci beaucoup à Valérie Blet pour cet article qui prend bien en compte la globalité d’une situation actuelle, difficile mais pleine d’espoir. La permaculture aujourd’hui et notamment ce projet, #permakabadio (sur insta) répondent à une demande des populations locales et identifient des besoins concrets.
L’exode des jeunes dans le monde entier peut être contré par la mise en place de jardins de case chez eux. A suivre… et à votre dispo pour en parler (benj_of_kabadio sur insta)

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