Menu

Nos rubriques

Recevoir notre newsletter

Nous ne communiquons pas votre adresse email.

Facebook

Twitter

Des gens qui se bougent

Logo MQA

Le temps ralenti de la « gym sensorielle »

Thérapie par le corps à la gloire de la douceur et de la lenteur.

Le temps ralenti de la "gym sensorielle"

Paru le 24 avril 2012

Ecrit par Mon quotidien autrement

Marlène Labbat n’a pas la langue dans sa poche. A 74 ans, elle a eu mille vies, déborde d’énergie, parle vite et rigole beaucoup.

Ce qu’elle veut avant tout, c’est faire découvrir sa passion, la « gym sensorielle », qu’elle enseigne chaque semaine. Un nom bizarre pour une discipline -« c’est un soin, une philosophie de vie » précise-t-elle. Sa gym se base sur la lenteur, et sur le mouvement arrêté. A mille lieues de notre quotidien, ou des exigences du travail, de la famille, ou simplement de la vie en ville, qui nous imposent un rythme intenable. Et si vous aussi, vous appreniez à ralentir?

On devient son propre médecin

« Dans ces mouvements lents, on trouve des douleurs qui sont mises de côté mais mémorisées par le corps, explique la professeureUn geste dure 45 secondes, puis il faut s’arrêter pendant 15 autres secondes. Dans la lenteur et l’arrêt le corps s’autoréguleLe corps est une merveille ». Ce sont donc des séances toutes douces, bercées par des chants d’oiseaux, des bruits de vagues…

L’objectif est de trouver son « mouvement interne ». « Ce n’est pas de la gym bimbamboom!, répète-t-elle, on devient intime avec son corps, et on devient son propre médecin. Et ça, ça change énormément le quotidien ». Une « thérapie par le corps » que cette retraitée des Affaires étrangères propose depuis neuf ans au sein de l’association Sokagym. Elle a même donné des cours à des femmes SDF avec l’asso Coeur de Femme.

On est tous un peu tordus

N’allez pas croire qu’il faut avoir été tennisman professionnel, ouvrier en bâtiment, ou avoir des douleurs insupportables pour faire de la gym sensorielle. Marlène Labbat parle des « coiffeuses qui ont toujours un bras en l’air », des « violonistes qui ont la bosse du violon » mais aussi de tous ceux qui ont mal aux épaules à force de travailler devant leur ordinateur, ou des « ados qui grandissent trop vite ». On est tous un peu tordus. Le hic, c’est que le corps corrige, compense, mais ça ne veut pas dire qu’il y a équilibre. Plutôt que de transformer la douleur, il faut aller la chercher et la supprimer.

Des mouvements codifiés

Inventés par le kinésithérapeute Danis Bois il y a une trentaine d’années, les mouvements sont très codifiés, c’est tout un protocole. « On m’appelle l’oeil de Moscou, je suis terrible!, s’amuse Marlène. Bon, ça n’empêche pas qu’après, on rigole… ». D’ailleurs le dialogue est une facette importante de cette « thérapie ».

Mettre les mots sur ses douleurs et ses ressentis, c’est pouvoir les faire disparaître. Et puis « on fait des mouvements à deux, à quatre… Il ne faut pas rester tout seul. Le groupe a une force extraordinaire », dit celle qui regrette qu’en France, on sépare autant le corps de l’esprit. « Tout est lié! », conclut-elle.

Les parisiens qui sont intéressés par les cours proposés par Marlène Labbat peuvent se rendre sur la page de l‘association Sokagym. Pour l’instant, les cours sont le lundi et le mardi, dans le 13eme arrondissement, et coûtent 90 euros par trimestre. Vous habitez dans le 91 ou dans le 94? Cliquez ici. Que ceux qui n’habitent pas en Ile de France ne s’inquiètent pas, il y a des cours partout, à Angers ou à Nantes par exemple. Vu que la gym sensorielle est l’un des outils utilisés par la somato-psychopédagogie (soit une thérapie qui prend en compte l’esprit et le corps), si vous êtes intéressés, allez jeter un oeil au site de la fédération ici ou ici, pour avoir les adresses de professionnels à Paris comme en région.

Avis sur : Le temps ralenti de la « gym sensorielle »

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Chaque semaine dans votre boîte mail