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Des gens qui se bougent

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Jacob Karhu, un jeune ermite dans les Pyrénées

Il a vécu pendant 7 mois en complète autonomie.

Jacob Karhu a vécu sept mois dans un refuge de montagne. DR

Paru le 4 juin 2019

Ecrit par Déborah

Jacob Karhu a 25 ans. Diplômé de l’Ecole polytechnique de Suisse, il prépare un doctorat en physique-chimie de l’atmosphère à l’Ecole normale supérieure de Lyon. Plus surprenant, en 2018, il a décidé de vivre sept mois en autonomie, à 1700 mètres d’altitude dans un refuge des Pyrénées.

Pourquoi avez-vous décidé de vivre pendant plusieurs moi, seul en montagne ?

J’avais envie de passer du temps seul. J’avais l’impression d’être trop surmené en ville, d’être en permanence sollicité, en interaction. Et je voulais aussi voir dans quelle mesure il était possible de vivre en autonomie.

Vivre en autonomie, cela ne s’invente pas. Comment vous êtes-vous préparé ?

J’avais déjà des connaissances car c’est une question à laquelle je m’intéresse depuis longtemps. J’ai lu des articles, des forums, j’ai interrogé des amis, rencontré des gens faisant de la permaculture. J’ai acheté du matériel, des sceaux, des haches, etc. Cette préparation m’a demandé quelques mois.

Sur place, comment faisiez-vous pour boire et vous nourrir ?

J’avais une source à proximité, pour l’eau. Au départ, je la buvais telle quel, mais j’ai fini par être malade. Je l’ai ensuite filtrée. Concernant la nourriture, au départ j’avais fait des stocks. Ensuite, je me suis nourri grâce à mon potager. J’achetais uniquement de la farine, du sucre, des aliments transformés de base, à la station de ski qui était à quelques kilomètres. Je me lavais dans la rivière, prenais des douches dehors, et j’avais installé des toilettes sèches.

Avez-vous souffert de la solitude ?

Non, vraiment pas. J’ai eu quelques visites durant ces sept mois. Le reste du temps, j’étais bien occupé. Je devais restaurer la cabane, m’occuper du potager. J’ai fait des randonnées, du dessin, de la sculpture… C’est plutôt bénéfique de se retrouver seul pendant quelques temps.

Comment avez-vous vécu le retour à votre vie d’avant ?

Cela a été assez compliqué. D’autant que ce retour a été assez soudain. Initialement, je devais rester neuf mois. Mais j’ai eu des problèmes administratifs avec mon école, j’ai donc du rentrer plus tôt que prévu et reprendre les recherches pour mon doctorat. Immédiatement après mon retour, j’ai été assez perturbé par le bruit, les gens. C’était difficile. Mais on finit par se réadapter.

Plusieurs mois après avoir repris le cours de votre vie, quel regard portez-vous sur cette expérience ?

Elle ne m’a pas changé drastiquement mais m’a plutôt conforté dans mes convictions. Pas question d’habiter en ville toute ma vie. Je m’installerai à la campagne, aurai un potager et vivrai au maximum en autonomie. En attendant, le temps de mon doctorat, je vais m’installer dans une tiny house.

Que conseilleriez-vous à ceux qui veulent apprendre à être davantage auto-suffisant ?

Être seul, en autonomie est quelque chose à vivre une fois dans sa vie. Cela permet de prendre du recul et de se rendre compte à quel point nous sommes connectés en permanence et sollicités. Partir seul ou à deux pendant deux semaines ou un mois, en vivant avec le strict minimum, en pleine nature, peut être un bon début pour réfléchir, se poser, se retrouver.

Avis sur : Jacob Karhu, un jeune ermite dans les Pyrénées

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