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Des gens qui se bougent

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Les « handi’chiens » et leurs maîtres, en photos

Emma Frery, photographe, a suivi le quotidien de personnes porteuses de handicap avec leur chien.

Manon, étudiante en biologie à l’Université Pierre et Marie Curie avec sa golden retriever Lexie (3 ans).

Paru le 25 août 2020

Ecrit par Elsa de Mqa

Vivre une vie la plus autonome possible : cela paraît une idée toute simple, mais le chemin vers une société inclusive est encore semé d’embûches. Les handi’chiens peuvent être de sérieux alliés pour améliorer le quotidien de personnes en situation de handicaps, et c’est pourquoi la photographe Emma Frery, la vingtaine, a voulu mettre un coup de projecteur sur les duos chiens – bénéficiaires. Celle qui avait déjà travaillé sur les chiens pour personnes malvoyantes ou aveugles a consacré un reportage photographique à l’association Handi’Chiens, via laquelle, depuis 1989, 2.200 « handi’chiens » ont été remis à des personnes en situation de handicap.

 

Pourquoi vous intéressez-vous aux chiens qui accompagnent les personnes en situation de handicap ?

Petite, j’aimais beaucoup le travail du photographe Nick Brandt qui photographiait des animaux en Afrique [pour voir ses clichés d’animaux sauvages magnifiés, cliquez-ici]. Je voulais moi aussi photographier des animaux et que mon projet puisse ouvrir l’esprit des gens. Lorsqu’elles voient des chiens avec des dossards, rares sont les personnes qui savent qu’ils ont un vrai rôle dans la vie des gens. Quand un chien porte ce dossard, il sait qu’il le porte et a un comportement différent de celui des autres chiens.

 

Lexie qui appuie sur le bouton du passage piéton.

Quel est le rôle de ces handi’chiens ?

Il y a différents types de handi’chiens. Le chien d’assistance amène une aide technique, comme ramasser des objets, ouvrir des portes et même jeter des déchets dans une poubelle ou chercher des produits dans les rayons de supermarché. Le chien d’accompagnement social apaise le bénéficiaire, éveille un intérêt vers autrui, pour les gens timides ou qui ont peur de sortir seul. Le chien d’alerte anticipe les crises d’épilepsie et alerte son bénéficiaire épileptique de leur imminence. Le chien d’éveil est surtout utile aux enfants. Il apporte de l’affection, l’aide à se repérer dans le temps et l’espace, le stimule.

Comment éduque-t-on ces chiens ?

On sélectionne le chiot à 2 mois et demi, puis il rejoint une famille d’accueil pour 16 mois qui lui apprend la vie en société. A 18 mois, il poursuit sa formation au centre « handichien ». On lui apprend les « commandes ». 6 mois plus tard, il rencontre son futur maître, lors d’un stage d’adaptation très important. C’est souvent là que tout se joue, à la première impression : le chien va aller vers le bénéficiaire alors qu’ils ne se connaissent pas et tout de suite se créé un lien. Par la suite, le chien est remis à son bénéficiaire lors d’une cérémonie.

 

Ifee apportant le paquet de bonbons demandé par Eve

Qu’est-ce qui vous a surprise lors de ce travail ?

Eh bien dès le début on m’a raconté l’histoire d’un petit garçon qui ne mangeait pratiquement plus, parlait peu, marchait peu. En parallèle, un chien, appelé Lol, venait de perdre son bénéficiaire et ne mangeait plus non plus. On a fait se rencontrer ce petit garçon et ce chien, il y a eu un déclic pour les deux, ça a changé leur vie. Globalement, ils permettent une société plus inclusive. Certains jeunes adultes qui ne sortaient plus se remettent à sortir, cela change la vie.

 

Romain et Irlande lors d’un petit moment de complicité.

 

Quelles races de chiens sont choisies pour devenir « handi’chiens » ?

Il y a des labradors, des golden retrievers, et récemment des royal canins !

Emma Frery concourt au Grand Prix 2020 du photoreportage étudiant de Paris Match. Pour voter pour son projet, cliquez-ici.


Photo de Une : Manon, étudiante en biologie à l’Université Pierre et Marie Curie avec sa golden retriever Lexie (3 ans).


Avis sur : Les « handi’chiens » et leurs maîtres, en photos

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