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Devenir Compagnon du Devoir

Apprendre un métier autrement

Devenir Compagnon du Devoir

Paru le 25 août 2015

Ecrit par Mon quotidien autrement

L’envie de faire quelque chose de ses dix doigts. Voilà ce qui a poussé Rick à rejoindre les Compagnons du Devoir. « Il faut aussi avouer que l’école n’était pas vraiment mon fort. » A 27 ans, Rick est aujourd’hui Compagnon charpentier. C’est à l’âge de 16 ans qu’il a décidé de rejoindre cette institution qui trouve ses origines au temps des cathédrales.

28 métiers et des jeunes filles

Aujourd’hui, près de 7 000 jeunes se forment chez les Compagnons chaque année. Il est possible de rejoindre l’institution juste après la 3ème, après le Bac, après un premier diplôme du métier, ou en formation continue pour les plus de 22 ans. Les profils sont ainsi très divers. Certains, comme Rick, choisissent des professions ancestrales. Charpentier, couvreur ou encore tailleur de pierre faisaient déjà partie de l’esprit compagnonnique au Moyen-Âge. Mais les métiers du bâtiment ne sont pas les seuls concernés.

Il est aussi possible d’apprendre la pâtisserie, la maroquinerie ou encore la mécanique de précision chez les Compagnons. Au total, 28 formations sont proposées. Et être une fille n’est désormais plus une barrière pour se lancer dans cette voie.

Des années sur les routes

Pourtant, on ne peut pas dire que le compagnonnage soit une formation comme les autres. « Déjà, parce qu’il y a le Tour de France », explique Rick. Les jeunes commencent par un apprentissage, en alternance, dans un centre de formation des Compagnons. Une fois cet apprentissage achevé, l’aspirant Compagnon peut débuter son tour de France.

« Pendant six ans, je suis allé de villes en villes, d’entreprises en entreprises, pour apprendre mon métier. Je suis passé par Dijon, Reims, Rodez, Grenoble…» Les Compagnons en devenir résident entre six mois et un an dans chaque ville en moyenne, le temps d’acquérir les savoir-faire. Ils sont rémunérés au Smic, au minimum. Ce périple dure environ sept ans.

Une prouesse et un boulot

« La plupart du temps, nous étions logés dans une Maison des Compagnons », raconte Rick. Une grande maison, gérée par une « Mère de Compagnons », souvent l’épouse d’un Compagnon, qui est présente pour écouter et aider les jeunes au quotidien. La vie en communauté (contre un loyer d’un peu plus de 500 euros par mois), est également une composante importante de l’institution.

Vient ensuite le temps de réellement devenir un Compagnon. Pour cela, l’élève doit réaliser, au cours de sa période de formation, un « chef d’œuvre de réception », une prouesse technique nécessitant plusieurs centaines d’heures de travail et montrant l’ampleur des savoir-faire acquis. Cette institution très codifiée bénéficie d’un réelle réputation d’excellence. « Une fois qu’on est Compagnon, on n’a plus de problème pour trouver du boulot », affirme Rick. Et c’est vrai que le taux d’insertion professionnelle est particulièrement élevé chez les Compagnons !

Si le sujet vous passionne et que vous voulez en savoir plus, sachez qu’il existe un musée du Compagnonnage dans la jolie ville de Tours.

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