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BD et revues engagées d’été

On y parle monde paysan, algues vertes et Zad de Notre-Dame-des-Landes.

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Paru le 13 juillet 2021

Ecrit par Elsa de Mqa

Après notre sélection de livres et émissions consacrées à l’écologie, voici quelques propositions de BD et revues engagées pour les vacances !

 

303 Monde paysan

Chez Mon Quotidien Autrement, on aime fureter dans les rayons de librairie pour dénicher de belles revues. On vous a déjà parlé d’Yggdrasil, le magazine qui parle d’effondrement avec le sourire, et de Reliefs. Le dernier numéro de cette revue dédiée « aux grands voyageurs, aux aventuriers d’hier et de demain, et à la nature » est d’ailleurs consacré aux prairies : on y parle de bisons, d’insectes, d’estive et de la sensualité de l’herbe.

Aujourd’hui, nous vous présentons la revue 303 « art, recherche, création », centrée sur les cinq départements des Pays de la Loire (Mayenne (53) + Sarthe (72) + Vendée (85) + Maine et Loire (49) + Loire-Atlantique (44) = 303). On a particulièrement aimé le numéro Monde paysan. Il s’ouvre par un retour historique sur le mot paysan. Au XIIIe siècle, celui-ci désigne simplement un habitant de la campagne. Jugé péjoratif, il est remplacé par cultivateur avant, récemment, d’être réhabilité. Le paysan serait alors l’antithèse de l’exploitant productiviste.

On s’intéresse ensuite au bocage : de sa disparition au sortir de la Seconde guerre mondiale – l’agriculture était alors sous le sceau de la modernisation, la mécanisation et le productivisme – à sa réhabilitation dès les années 70. Arbres, haies, fossés, chemins ont alors regagné des lettres de noblesse. Dans les basses vallées angevines, les frênes têtards – ces arbres taillés et retaillés par l’humain – sont désormais vus comme des habitats écologiques exceptionnels typiques des paysages locaux.

La revue se penche également sur l’image du paysan dans le cinéma français entre 2010 et 2020. Un tour d’horizon est proposé, de La Famille Bélier, d’Eric Lartigau, aux Temps des grâces de Dominique Marchais, à Petit paysan d’Hubert Charuel.

 

La recomposition des mondes, d’Alessandro Pignocchi

Ce qu’on apprécie chez Alessandro Pignocchi, c’est que cet auteur de bande-dessinée est également un ancien chercheur en sciences cognitives et en philosophie. Dans ses multiples BD, il évoque tout particulièrement ses séjours dans la jungle lorsqu’il s’intéressait à l’animisme des Indiens d’Amazonie. Dans « La recomposition des mondes », on le suit dans sa découverte de la Zad de Notre-Dame-des-Landes. Un hommage porté par un très beau dessin à ce bout de bocage, un « monde ouvert aux relations de sujet à sujet avec les plantes, les animaux et les territoires ». « Il suffit de quelques heures dans un potager ou sur un chantier collectif pour se sentir happé, puis dissout dans le bouillon de la Zad », écrit-il.

Algues vertes, d’Inès Léraud

Qui eut cru qu’une bande-dessinée journalistique sur un sujet aussi peu « sexy » qu’une prolifération d’algues vertes puisse être un tel succès ? Depuis sa sortie à l’été 2019, la BD Algues vertes, l’histoire interdite d’Inès Léraud (La Revue Dessinée/Delcourt) a été vendue à près de 100 000 exemplaires ! Et va être adaptée au cinéma.

L’enquête de cette journaliste est d’intérêt public. Car depuis cinquante ans, les algues vertes envahissent les plages du littoral breton et sont responsables de nombreux décès. Elles produisent en effet un gaz mortel en se décomposant. Cette pollution est une conséquence directe de l’agriculture productiviste. En effet, les nitrates contenus dans les engrais et le lisier provoquent des rejets massifs d’azote responsable de la prolifération des algues.

Avis sur : BD et revues engagées d’été

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