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Débat public autour de l’énergie : on fait le point

Vous n'avez pas suivi le débat public sur la politique énergétique de la France (la PPE) ? On vous explique !

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Paru le 24 juillet 2018

Ecrit par Elsa de Mqa

Le point sur

Vous êtes peut-être déjà tombé sur l’acronyme PPE, pour Programmation pluriannuelle de l’énergie mais vous êtes allés fissa siroter un thé glacé en terrasse, plutôt que de vous y intéresser. Et, soyons honnêtes, on vous comprend.

Mais vu que les PPE vont revenir dans l’actualité, on vous explique tout cela rapidement et simplement !

Les PPE, c’est quoi ?

Des documents de pilotage. En fait, le but ultime, c’est d’atteindre les objectifs de la « loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte » à l’horizon 2028 (baisse de 30 % du recours aux énergies fossiles et hausse des renouvelables à hauteur de 32 % d’ici à 2030, etc).
Atteindre ces objectifs passe par des étapes : les Programmations pluriannuelles de l’énergie (PPE) permettent de définir les priorités d’actions à mener. Pour élaborer ces PPE, le gouvernement a décidé de consulter les citoyens à travers un vaste débat public.

Et dans les faits ?

Trois mois de débat – terminés fin juin – ont été organisés, soit 92 réunions, 8.000 participants aux différentes rencontres organisées, 44 000 visites du site web du débat, 624 questions posées sur le site, 11.058 réponses à un questionnaire… Et surtout, 400 citoyens ont été tirés au sort pour former un panel représentatif (appelé le G400) et réfléchir à ces questions. C’est d’ailleurs le cas d’une membre de l’équipe Mon Quotidien Autrement, qui n’a pas chômé.

Quel bilan peut on dresser ?

« Le sentiment qui ressort du débat est que la lisibilité des politiques publiques n’est pas très évidente », a résumé Jacques Archimbaud, le président de la Commission particulière du débat public (CPDP), selon Reporterre. « Un fort sentiment d’injustice ressort de ces échanges. La transition énergétique est belle et bonne mais elle concerne surtout ceux qui peuvent s’y impliquer : moins les locataires que les propriétaires, moins les classes populaires que les classes moyennes, moins les anciens que ceux qui peuvent investir sur le plus long terme. » Par exemple, 42 % des répondants au questionnaire, et 76% de ceux du G400 trouvent que les efforts demandés aux habitants en matière de transition énergétique sont socialement injustement répartis. «Très majoritairement, les participants ont jugé que la France est en retard sur ses objectifs de transition énergétique et qu’il faut donc ‘accélérer’ », résume Le Monde.

De quels sujets précis a-t-il été question ?

Du nucléaire par exemple. Les participants sont attachés à l’idée de réduire sa part à 50 % du mix électrique le plus rapidement possible. Ainsi, la moitié des 11.058 répondants au questionnaire pensent qu’il fallait atteindre cet objectif avant 2035 – pour rappel, Nicolas Hulot estime cet objectif difficilement atteignable. Il ressort donc du débat qu’il serait préférable que le gouvernement propose un calendrier de sortie clair.

Une belle initiative, donc ?

Ce n’est pas l’avis de tous. « On peut […] se demander si cet exercice de démocratie directe n’a pas été que de pure forme », assure Le Monde. Ce qui en chargine plus qu’un, c’est par exemple le fait que le rapport synthétisant le débat sera livré en septembre…. sachant qu’une première version de la PPE devrait être rendue publique dès le mois de juillet.
Chantal Jouanno, la présidente Commission nationale du débat public (et ex secrétaire d’État chargée de l’Écologie, en 2009) ne mâche pas ses mots : « J’observe une tendance à multiplier les consultations, avec un marketing politique à peine voilé. Mais plutôt que de surmobiliser la parole citoyenne, prenons le temps d’écouter et de respecter cette parole. »
Rendez-vous après l’été !

 

Crédit : MPhotographe

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