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Marché, mon beau marché

Les marchés sont en pleine cure de jouvence. Ici une petite modification de lieu, là on retouche l'horaire. Et on finit par inventer de nouveaux marchés.

Marché, mon beau marché

Paru le 22 octobre 2013

Ecrit par Mon quotidien autrement

Les marchés semblent éclore à chaque coin de rue. On connaissait les petits étals qui s’encanaillent dans le métro, mais désormais des oignons se donnent en pâture en sortie de gares, à côté d’une école, et personne ne respecte plus les horaires ! Les marchés de plein vent sont une des formes les plus anciennes de vente et si l’on a pu croire que l’essor des supermarchés allait les remettre en question, ça n’a pas été le cas. Ils vivent même un renouveau. Depuis les années 90, et plus encore dernièrement, de « nouveaux marchés » se créent. Quel profil ? Déjà, ces petits nouveaux n’aiment pas trop les revendeurs et privilégient la vente directe. Nous ne vous apprenons rien : ces temps-ci, on a tous envie de savoir ce qu’on achète, et à qui.

Par ailleurs, « plus adaptés aux modes de vie contemporains, des marchés du soir sont mis en place en semaine. D’autres, pour jouer sur l’animation ou répondre aux demandes des touristes, ont été créés de façon saisonnière, et le soir. Les marchés-foire foisonnent : marché des saveurs, marché du goût ou marché des produits du terroir », remarque les deux auteures de Spécificités et renouveau des marchés dans le cadre des circuits courts, Claire Delfosse et Aurore Navarro.

« Ce renouveau s’accompagne de la création de marchés en d’autres lieux : nouveaux lieux du quotidien et de sociabilité comme la place à coté de l’école pour le nouveau marché de Rontalon (69), […] ou un lieu patrimonial fréquenté par les touristes comme le marché de Kerhinet dans le parc naturel régional de Brière (Loire-Atlantique). »

En 2006, selon l’Insee, il y avait plus de 8.000 marchés en France dans 6.000 communes. Ces dernières années, on note un réel engouement vu l’évolution des modes de consommation, qui nous ont fait passer de consommateur à consom’acteur. Slow Food, ce mouvement international le résume bien dans sa devise : « Bon, propre et juste ». Soit des produits gustativement bons, respectueux de l’environnement et éthiques.

Les grandes surfaces restent dominantes

Ceci dit, on tombe sur un os. Ne crions pas victoire trop tôt. Les marchés sont un peu la cousine frivole des circuits de distributions et en période de crise, nous nous rabattons souvent sur le supermarché. Pour l’achat de fruits et légumes frais, « le gain de part de marché des hypermarchés en fait le circuit grand vainqueur de l’année 2012. Au contraire, les marchés ont subi la plus forte baisse de part de marché (- 1,3 point à 13,5 %). Les « autres circuits » (vente directe, spécialisés bio, etc) restent marginaux, avec une part de marché stable à 4,7 % ». (chiffres à consulter ici)

Si les marchés connaissent eux aussi la crise – il n’y a pas de raison – nous sommes bel et bien dans une époque qui privilégie un lien plus fort entre consommateur et producteur, et donc les circuits courts. On pense à de belles initiatives. AMAP, ventes à la ferme, cueillettes sur place… On commence à connaître. Mais jetez un coup d’oeil aux ventes de paniers bio ou fermiers par Internet, ici ou ici pour les poissons, et n’oubliez pas les camions itinérants !

 

 

 

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