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Ce que les neurosciences nous apprennent sur l’éducation des enfants

Le stress, ennemi du cerveau des tout-petits.

Ce que les neurosciences nous apprennent sur l'éducation de nos enfants

Paru le 24 mai 2016

Ecrit par Mon quotidien autrement

Stresser les enfants est mauvais pour leur développement émotionnel et intellectuel. On s’en doutait. Les sciences viennent aujourd’hui le confirmer. Plus précisément les neurosciences. Et on se rend compte que le cerveau des tout-petits fonctionne comme une super éponge. Tout ce que vit le nourrisson va en fait avoir un impact fort sur son cerveau. Tant sur le plan émotionnel qu’intellectuel.

La taille du cerveau double entre 0 et 2 ans

En fait, le cerveau des enfants calcule en permanence ce qui doit se passer en fonction de ce qui s’est passé jusqu’à maintenant. En cas d’erreur de prédiction, l’enfant révise ses connaissances. Il apprend. Cette méthode d’apprentissage innée évite aux jeunes enfants d’être submergés par une quantité d’informations nouvelles.

Dès la naissance, le cerveau compte environ 100 milliards de neurones. C’est autant qu’à l’âge adulte. Ce qui change entre temps, c’est le nombre de connexions entre ces neurones. Connexions qui se créent grâce aux stimuli auxquels sont soumis les jeunes enfants. Résultat, au cours des deux premières années de sa vie, la taille du cerveau des bébés double. Principalement en raison de l’expansion du système synaptique. 

Pourquoi le stress est mauvais pour le cerveau

Certains facteurs vont cependant impacter cette croissance phénoménale. Le cerveau ne se développera pas de la même façon selon que l’enfant est baigné dans un stress permanent ou qu’il est entouré de parents bienveillants.

Le stress n’est pas bon du tout pour la maturation du cerveau de vos bambins. Le cortisol, l’hormone du stress, peut endommager les neurones du cortex préfrontal, de l’hippocampe, du corps calleux ou encore du cervelet, lorsque son taux est particulièrement élevé. Conclusion : pour favoriser le développement de connexions neuronales chez vos enfants, évitez de les stresser.

A l’inverse, se montrer bienveillant à leur égard, favorise le développement du cerveau de votre enfant. L’aider à mettre des mots sur ses émotions également.

Privilégier la bienveillance au stress a un impact sur :

 

  • Le QI

Plus on parle à ses enfants, plus leurs tests de QI ont des chances d’être élevés. Et mieux ils vont réussir à l’école. Petit exemple : dans l’Oregon, une neuroscientifique, Helen Neville a mis en place une formation pour aider les parents issus de familles à faibles revenus à gérer leur stress. Les parents y apprennent à se focaliser sur ce que leurs enfants font de bien, à les stimuler intellectuellement avec des exercices simples, à exprimer leurs émotions avec des mots, etc. Au bout des huit semaines, les chercheurs ont évalué l’aptitude au langage, le QI non verbal et la capacité d’attention de chaque enfant. Les enfants des familles ayant suivi la formation avaient de bien meilleurs résultats.

 

  • Le langage

Pour que son enfant ait un langage bien fourni et s’exprime clairement, il ne suffit pas de l’exposer au plus grand nombre de mots possible. C’est en fait un peu plus complexe. L’expérience sociale et l’humain ont un impact très fort sur l’apprentissage du langage. Explications avec cet exemple de l’Université de l’État de Washington, où une autre neuroscientifique, Patricia Kuhl, a exposé des bébés de 9 mois issus de familles anglophones à du mandarin. Certains enfant interagissaient avec des tuteurs de langue maternelle chinoise, d’autres voyaient et entendaient le même groupe de tuteurs parlant le chinois, mais dans une présentation vidéo. Et un troisième groupe entendait seulement la bande sonore. Les enfants qui avaient eu un contact direct avec le tuteur faisaient la différence entre des sons chinois aussi bien que des bébés de langue maternelle chinoise. Mais les bébés des deux autres groupes n’avaient rien retenu. Les chercheurs en ont conclu que le développement linguistique et cognitif était grandement lié aux émotions et aux expériences sociales.

 

  • La mémoire

Des psychologues de l’université Brigham Young ont testé les capacités de mémorisation de bébés âgés de cinq mois. Les tout-petits devaient mémoriser des formes géométriques alors qu’on s’adressait à eux avec un ton négatif, positif ou neutre. Le signe de reconnaissance d’une forme était mesuré par le regard que lui portait le nourrisson. Le résultat était clair : les enfants se souvenaient des formes qui avaient été associées à une voix positive. Par contre, aucun signe de reconnaissance des formes associées à une voix neutre ou négative. Preuve que l’affect positif accroît le système d’éveil et l’attention des bébés et aide donc à la mémorisation.

 

  • L’empathie

Un enfant élevé avec empathie et bienveillance deviendra à son tour empathique et bienveillant. Un cercle vertueux se met en place. Alors adoptez la bienveillance !

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