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« Disco soupe », le militantisme qui a du peps

L'épluchage collectif qui transforme les légumes destinés à la poubelle en délicieuses soupes et salades. Le tout en musique !

"Disco soupe", le militantisme qui a du peps

Paru le 29 avril 2013

Ecrit par Mon quotidien autrement

 

Le mois dernier, dans un joyeux brouhaha d’où se dégageait le son d’un DJ, l’Alter Café a accueilli la première « disco soupe » Nantaise. Imaginez-vous : un bar rempli de gens, jeunes et vieux, qui épluchent ensemble des légumes et des fruits. Tout près des tables, les marmites bouillonnent, et les saladiers sont touillés avec vigueur. Chacun met la main à la pâte, et entre deux épluchages de carottes, on se régale d’une soupe bien chaude ou d’une salade fraîche.

Lutter contre le gaspillage alimentaire…

Au total, ce 1er mars, 200 personnes auront mangé… et 450kg de fruits et légumes ont été sauvés de la poubelle. Parce qu’une « disco soupe », c’est avant tout un moyen ludique d’attirer les regards sur le gaspillage alimentaire. Selon une étude publiée l’an dernier et réalisée par l’Institut du génie civil, basé à Londres, “trente pour cent de ce qui est récolté dans les champs n’arrivera jamais sur le marché (essentiellement au supermarché) en raison de la sélection de la forme, de la qualité et de l’impossibilité à se conformer à des critères purement esthétiques”. Globalement, chaque année, 1,6 million de tonnes de déchets sont perdus ou gaspillés. Les bénévoles vont donc récupérer des légumes trop gros ou trop petits, ou abimés, – tous parfaitement consommables mais invendables – dans les Marchés d’Intérêt National (MIN) ou chez les primeurs locaux. Puis ils invitent les passants à les cuisiner ensemble et à les manger, le tout en musique.

Sans culpabiliser !

C’est aussi simple que ça. « L’idée, c’est d’amener la lumière sur le phénomène. On n’est plus habitué à voir des carottes tordues, on a même oublié leur existence ! Le but c’est donc de sensibiliser sans être culpabilisant, sans dire « vous voyez il faut ranger son frigo, faire des listes de courses précises pour n’acheter que ce dont on a besoin », souligne Maud, qui, avec d’autres, a importé le concept à Nantes. La première a eu lieu à Paris, inspirée des « Schnippel Disko » berlinoises. Depuis, une vingtaine de villes françaises ont lancé leur version locale… Bientôt la vôtre?

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