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La promesse de l’or vert sous le lisier de porc

Un petit "pays" breton a trouvé une potion magique pour transformer le lisier en gigawattheures

La promesse de l'or vert sous le lisier de porc

Paru le 15 janvier 2013

Ecrit par Mon quotidien autrement

Forte de 38 000 exploitations qui couvrent 65 % du territoire, la Bretagne est la première région agricole française. C’est aussi la première région européenne d’élevage : elle concentre plus de la moitié de la production porcine française. Zoom sur le pays de Mené, dans les Côtes d’Armor. Sept communes, un même objectif : l’autonomie énergétique à l’horizon 2030. Notamment grâce à l’usine de méthanisation.

Une réponse à la pollution des eaux

« Soit on se prenait en main, soit notre territoire allait mourir, car on cumulait les handicaps », résume Dominique Rocaboy, PDG de l’usine de méthanisation Géotexia dans un entretien à Télérama. Car Mené revient de loin ! La zone dépend des abattoirs Kermené, qui emploient presque la moitié des habitants, soit 2.500 personnes. Industrie vitale au niveau de l’emploi, l’élevage porcin commet malheureusement des ravages écologiques. Certes, les agriculteurs épandent une partie du lisier (ou caca de cochon) sur leurs cultures comme engrais, mais que faire de l’excédent ? Le climat, doux et humide, est très favorable à la transformation de l’azote du lisier en nitrates. Et les sols favorisent l’infiltration de l’eau et des nitrates jusqu’aux nappes souterraines. L’eau se retrouve chargée d’agents cancérigènes. La méthanisation apporte une réponse à ce lourd problème environnemental.

Qu’est-ce que la méthanisation ?

Lorsqu’on laisse fermenter de la matière organique (lisiers, boues, végétaux…) sans oxygène, se forme  sous l’effet de bactéries naturelles – du biogaz, composé principalement de méthane et de CO2. Sa combustion permet de produire de l’énergie. Après dix ans de réflexion sur le sujet, et grâce au dynamisme de nombreux acteurs locaux, l’usine voit le jour, en 2011. Aujourd’hui, elle traite 35000 tonnes de lisier par an, apportées par 34 agriculteurs soit 37% volume global de l’usine. Outre la production de biogaz, le procédé produit également du digestat, qui peut être utilisé comme engrais et peut être exporté quand il est séché. « Les digestats sont exportés vers les zones déficientes en matière organiques. Evidement ce n’est pas un transfert de pollution , cet engrais organique vient en remplacement des engrais minéraux, non renouvelables puisque d’origine fossile« , souligne le PDG.

Mené, bientôt l’autonomie énergétique !

Une usine de méthanisation, ça produit beaucoup d’énergie? ‘1.4 GWh / an revendu sur le réseau, nous répond Dominique Rocaboy, cela correspond à un peu plus que l’électricité spécifique (hors chauffage) de l’ensemble des maisons de la communauté de communes ». Mais le pays de Mené ne s’arrête pas là. Les exemples sont légion, nous ne vous en citerons que deux. En 2007, une huilerie de colza-carburant a ouvert à Saint-Gouéno. Une belle équation, le tout en circuit court : l’huile alimente les engins agricoles de la région, quant aux résidus du pressage, le tourteau de colza, il alimente les bovins. Une économie d’émission de 4.000 tonnes par an ! Autre projet, celui d’un parc éolien participatif constitué autour de « citoyens éoliens » qui investiraient tous de l’argent dans les éoliennes. Le petit Pays semble bien parti pour remporter son grand pari d’autonomie énergétique!

 

 

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