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Les femmes, plus écolos que les hommes?

Il y a un lien entre l’oppression des femmes et l’exploitation de la nature

Les femmes, plus écolos que les hommes?

Paru le 4 mars 2014

Ecrit par Mon quotidien autrement

Si l’on vous dit écolo et féministe, il y a des chances que vous fronciez des sourcils. Dès que vous tombez sur des pubs pour des couches lavables, vous avez un haut-le-cœur. Etre écolo, ce serait donc allaiter pendant des mois puis dire adieu aux petits pots tout-faits ? Piétiner par la même occasion tous ces « progrès » qui ont libéré les femmes ?

C’est en tout cas ce qu’affirme la philosophe Elisabeth Badinter dans Le Conflit. La Femme et la Mère (Flammarion). Elle râle contre le retour d’un « discours naturaliste », l’insistance sur l’instinct maternel, la glorification de la nature et des enfants qui empêcherait l’émancipation des femmes. En bref, la tyrannie de la maternité ! Evidemment, ça n’a pas plu à tout le monde (à raison), et son livre avait provoqué un bien beau tollé.

« Sa bataille pour le combat féministe s’apparente ici à une bataille contre la décroissance », soupire la chercheur Virginie Maris, spécialisée dans la philosophie de l’environnement au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (Cefe), interrogée par le Monde. D’autant que la sobriété en matière de consommation ne va pas forcément à l’encontre des droits des femmes. Par exemple, en réduisant leur dépendance à ces produits, les ménages réduisent aussi les importants budgets alloués au bébé, qui pèsent lourd sur les femmes ayant des bas salaires ».

NKM, Eva Joly, Dominique Voynet…

Ecologie et féminisme feraient donc bon ménage ? En même temps, à bien y réfléchir… La défense de la planète et des ressources, ça sonne assez féminin tout ça. D’ailleurs, il n’y a qu’à allumer son poste de télé pour le voir. Qui s’occupe d’écologie, en politique? NKM, Dominique Voynet, Cécile Duflot, Eva Joly… (Voir ici une chronique de six féministes écolos françaises connues). A l’international, émergent aussi de grandes figures, comme l’indienne Vandana Shiva, récipiendaire du prix Nobel alternatif en 1993, « pour avoir placé les femmes et l’écologie au cœur du discours sur le développement moderne ».

Et figurez-vous que c’est même une femme, une Française !, qui a inventé et théorisé l’ « éco-féminisme« , dans son livre sobrement mais efficacement intitulé Le Féminisme ou la Mort (1974). Françoise d’Eaubonne, décédée en 2005, n’y était pas allée par quatre chemins. Tant mieux : son concept s’est diffusé mondialement ! Elle expliquait que « le drame écologique découle directement de l’origine du système patriarcal », que l’on peut rapporter à deux faits qui se sont produits au début du néolithique : « L’appropriation par les hommes de l’agriculture et la découverte du processus de la paternité, deux ressources – l’agriculture et la fécondité –, qui appartenaient aux femmes. » Globalement, pour les écoféministes, il y aurait donc un lien entre l’oppression des femmes et l’exploitation de la nature.

Françoise d’Eaubonne, militante écolo, féministe et homosexuelle, a eu beau faire, le concept a bien plus séduit les féministes américaines que les françaises… Diable. Comme dit une chercheur, l’influence de Simone de Beauvoir qui opposait nature et culture, était tellement forte chez nous que cette chère Françoise d’Eaubonne n’a pas été très entendue « à l’heure où Sagan incarnait la femme libre au volant d’une voiture roulant à vive allure… »

Pour en avoir plus sur l’écoféminisme de Vandana Shiva, c’est ici

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