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Cryptopartys : des ateliers d’autodéfense numérique

Ces ateliers ouverts à tous apprennent à protéger sa vie privée sur le net.

dans les ateliers d'autodéfense numérique. Crédit flickr: Marcie Casas

Paru le 24 octobre 2017

Ecrit par Elsa de Mqa

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Chiffrer ses mails, utiliser des logiciels libres, bref, protéger votre vie privée en ligne, ça vous tente mais vous n’y connaissez rien? Qu’à cela ne tienne, vous pouvez vous rendre à une cryptoparty, soit un atelier d’autodéfense numérique ouvert à tous. Car il semblerait qu’on ait tous quelque chose à cacher sur internet, notamment notre vie privée !

« On apprend des notions pratiques de sécurité informatique et d’hygiène numérique »

Andrea La Rosa, qui est en charge des cryptoparties au POP Place Valenciennes, un lieu de coworking/fablab, nous en dit un peu plus sur l’organisation de ces ateliers d’autodéfense numérique  :

Il y a des animateurs et des curieux, les uns apprenant aux autres par la démonstration ou la parole quelques notions pratiques de sécurité informatique et d’hygiène numérique. Il est conseillé de venir avec son smartphone ou son ordinateur portable pour apprendre en direct et de manière guidée, plutôt que d’espérer se souvenir de tout une fois chez soi.”

Et si on n’est pas un as du web?

Bien que la sécurité informatique soit un thème sérieux (et parfois grave), l’aspect citoyen et responsable que nous en donnons se veut humain, accessible, ouvert et agréable, loin des clichés parano et anxiogènes habituellement associés au milieu de la sécurité en général”, ajoute-elle. “Il est donc important, si ce n’est d’apprendre à sécuriser son identité et son être numérique, d’au moins se sensibiliser à ces problématiques cruciales”.

« Que font les grandes entreprises du web de nos données ? »

Yann Sanchez, cofondateur des premières chiffrofêtes lyonnaises, abonde : “Le but n’est pas de dire que les grandes entreprises type Facebook ou Google sont de grandes méchantes. Mais je pense qu’il faut comprendre ce qu’il y a derrière. On ne lit jamais les conditions d’utilisation des sites qu’on utilise : que font-ils de nos données? Est-ce qu’ils les échangent, les vendent ?

Si les adeptes de chiffrofêtes – ou Café Vie privée, les versions francisées du terme – sont si à cheval sur la sécurité informatique, c’est que les enjeux sont de taille. “Quand certains me disent qu’ils n’ont rien à cacher, nous explique-t-il au téléphone, je leur dis qu’ils mettent bien des rideaux à leur fenêtre, ou ferment la porte à clé. On a tous quelque chose à cacher. Moi par exemple, je veux protéger mon enfant et je proscris donc toute photo de lui sur le net.

Quels gestes simples adopter ?

Reste à savoir si ces dangers inquiètent les citoyens. « A la base, j‘organisais des cryptoparties sur Valenciennes au sein de ParanoRD, l’ancien hackerspace valenciennois dont j’étais l’une des fondatrices. Mais, à l’époque, en 2014, l’initiative a vite tourné court face au manque d’intérêt des gens pour la sécurité informatique.” Désormais, elle fait partie de l’équipe de POP Place Valenciennes, et vient d’organiser sa deuxième cryptoparty. A voir si celles-ci arrivent à mobiliser largement, maintenant que les « mentalités ont un peu changé ».

Quant à Yann Sanchez, il précise qu’à Lyon, « c’est difficile d’organiser des chiffrofêtes comme à Paris, dans des bars”. L’équipe organise plutôt des présentations – qui marchent bien par ailleurs – au sein d’événements dédiés à la sécurité informatique. Donc devant des publics déjà plutôt convaincus. “Je suis responsable des parents d’élèves dans l’école de mon enfant, j’essaye de les convaincre de passer aux logiciels libres, mais ce n’est pas facile”, ajoute-t-il. L’intérêt des logiciels libres ? Eh bien, de ne pas être privé d’une part, et d’ainsi permettre une réappropriation citoyenne de ces outils informatiques.
Et si on ne va dans un Café vie privée, quels gestes simples adopter ? Andréa suggère de “mettre à jour ses logiciels et ses machines, ne pas noter ses mots de passe n’importe où (et ne pas avoir le même partout), s’intéresser aux bonnes extensions de navigateur web et éviter de traîner sur des sites ou de télécharger des fichiers peu recommandables.” Première étape : vous pouvez passer de Google Chrome à Firefox, et de Google à Duck Duck Go par exemple !

Pour savoir s’il y a une cryptoparty dans votre ville, rendez-vous sur ce site.

Avis sur : Cryptopartys : des ateliers d’autodéfense numérique

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