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La crème solaire bientôt interdite ?

Elle vous protège des coups de soleil mais empoisonne les océans.

0,8 litre de crème solaire se déverse chaque seconde dans les océans.

Paru le 3 juillet 2018

Ecrit par Déborah

Comprendre en 1 minute

Devrait-on prendre modèle sur Hawaï ? Cet État américain, archipel volcanique dont on fantasme les plages idylliques, vient de décider d’interdire la crème solaire à l’horizon 2021. A quelques semaines des vacances d’été…

Des produits nocifs pour les océans

Et oui la crème solaire dont on tartine copieusement nos gambettes finit immanquablement dans les océans. Entre 4000 et 6000 tonnes sont déversées chaque année. Cela représente 0,8 litre par seconde, rien de moins. Pas étonnant : en seulement 20 minutes, on perd un quart de sa crème dans l’eau.

Et les conséquences sont graves. Car de nombreuses crèmes contiennent deux produits chimiques : l’oxybenzone, qui sert à filtrer les ultraviolets, et l’ethylhexyl methoxycinnamate, utilisé pour filtrer les UV-B. Sans parler du fait que ces substances sont soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens, elles sont responsables du blanchiment et de la mort des coraux. 10 % des récifs seraient menacés. Ces molécules peuvent aussi perturber la reproduction de nombreuses espèces marines, comme les oursins ou les phoques et auraient un impact neurologique et hormonal sur certains poissons. Résultat, Hawaï dit stop à ces crèmes issues de la pétrochimie. Et ce n’est d’ailleurs pas le premier État à prendre cette décision. Au Mexique ou en Floride, de plus en plus de plages invitent les touristes à faire une croix sur ces produits.

Préférez les crèmes bio

En France, on n’en est pas là, mais ce n’est pas une raison pour ne pas se préoccuper du problème. Car il existe des solutions. Choisir des crèmes composées d’huiles minérales, c’est acheter un produit sans oxybenzone et sans ethylhexyl methoxycinnamate. Moins de danger pour nos chers poissons, donc. Des crèmes bio des marques Evoa, Algotherm ou encore Alphanova ont fait le choix des filtres minéraux pour protéger les océans. De plus, elles sont sans paraben, sans phénoxyéthanol, sans nanoparticules, sans PEG !

Ne pas trop s’exposer

Et pourquoi ne pas essayer de moins se badigeonner, juste avant d’aller se baigner. Quitte à piquer une tête tout habillé. Les Australiens le font bien ! Ils sont en effet nombreux à porter des t-shirt anti-UV à la plage. Mais le mieux reste peut-être encore d’éviter de s’exposer aux heures les plus dangereuses. Préférer l’ombre reste la façon la plus naturelle de se protéger du soleil.

Pour découvrir comment vous protéger du soleil naturellement, lisez notre article à ce sujet.

Avis sur : La crème solaire bientôt interdite ?

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Les commentaires :

La chimie va trop loin dans de nombreux domaines, les médicaments en sont un autre exemple.
Il est également indéniable qu’elle peut être source de progrès.
Les politiques ne font pas leur travail, ils brassent beaucoup trop d’air.

Merci pour votre commentaires Fournet.
Il faut en effet contrôler les produits issus de la chimie et potentiellement dangereux. A notre sens, les politiques peuvent avoir leur rôle à jouer pour encadrer leur fabrication et leur utilisation.

C’est très bien car ça abîme les océans et les mers, mais après nous avoir rabattu les oreilles pour qu’on en utilise, je me demande si on ne se fait pas prendre pour des imbéciles….et par quoi remplacer ? il est vrai qu’on peut aller sur les plages aux heures où il y a moins de soleil, mais même là on prend des coups de soleil si on ne se protège pas…..il doit bien exister des produits efficaces et non polluants, lesquels ?

Il existe effectivement des produits moins polluants Françoise. Il s’agit des produits bios, ne contenant ni oxybenzone, ni ethylhexyl methoxycinnamate.

ces polutions invisibles sont dramatiques et elles ont un effet boomerang : on consomme les produits de la mer qui sont remplies de ces particules fines et microscopiques et on stocke ces trucs dans nos petits organes jusqu’à ce que ….

Nous n’avons pas abordé cet aspect du problème dans notre article, mais c’est en effet une réalité inquiétante. Merci pour cette précision Bernard Bruno.

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